Notes afférentes à l’état des résultats prospectif (non audité)
Pouvoirs et but
Le fonds renouvelable de la Commission canadienne des grains (CCG) (le « fonds renouvelable » ou le « fonds ») tire ses pouvoirs de la Loi sur les grains du Canada (LGC). Aux termes de cette loi, la CCG a comme mission « de fixer et de faire respecter, au profit des producteurs de grain, des normes de qualité pour le grain canadien et de régir la manutention des grains au pays afin d’en assurer la fiabilité sur les marchés intérieur et extérieur ». La vision de la CCG consiste à « être un fournisseur de classe mondiale en matière de services d’assurance de la qualité fondés sur la science ». Le ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire est responsable de la CCG.
Pour s’acquitter de sa mission, la CCG a mis en œuvre le Cadre ministériel des résultats (CMR) et le Répertoire des programmes (RP), comme l’exige la Politique sur les résultats, en vigueur depuis le 1er avril 2018. Dans les limites du cadre, la CCG réglemente la manutention des grains au Canada, en plus de fixer et de faire respecter des normes fondées sur la science pour le grain canadien. Comme résultats de cette responsabilité essentielle, on s’attend à ce que les marchés nationaux et internationaux considèrent le grain canadien comme étant fiable et salubre et à ce que les producteurs soient dûment rémunérés pour leur grain. La CCG compte trois programmes : Qualité des grains, Recherche sur les grains et Mesures de protection des producteurs de grain, lesquels constituent sa responsabilité essentielle, soit la réglementation des grains. Les services internes appuient la responsabilité essentielle.
Le fonds renouvelable de la CCG a été créé en vertu de la Loi de crédits no 6 pour 1994-1995. Le fonds dispose d’une autorisation permanente continue conférée par le Parlement d’effectuer des paiements à partir du Trésor pour couvrir le fonds de roulement et l’achat d’immobilisations ou pour financer provisoirement le déficit d’exploitation accumulé, ainsi qu’une autorisation de prélèvement de deux millions de dollars.
La CCG a informé le Conseil du Trésor qu’elle souhaitait accéder à l’autorisation nette qui lui a été accordée pour l’exercice 2020-2021 dans le cadre de la mise à jour annuelle des niveaux de référence et du plan d’activités.
Le financement des exercices 2019-2020 et 2020-2021 est composé d’une combinaison de crédits parlementaires réguliers et de l’autorisation de dépenser les revenus tirés des droits perçus. La CCG recouvre environ 91 % de ses coûts par l’imposition de droits.
Conformément à la politique du gouvernement sur l’autoassurance, la CCG ne détient pas de police d’assurance. Elle n’est pas assujettie à l’impôt sur le revenu.
Méthodologie et hypothèses importantes
L’état des résultats prospectif a été établi en fonction des priorités et des plans du gouvernement décrits dans le Plan ministériel 2020-2021.
Les renseignements présentés dans les résultats projetés de l’exercice 2019-2020 sont fondés sur les dépenses projetées jusqu’au 31 mars 2020, en tenant compte de l’augmentation des volumes de grain et de la réduction des autres services par rapport au cadre d’établissement des coûts des frais de service. La CCG prévoit obtenir les résultats qui suivent au cours l’exercice 2020-2021.
Les principales hypothèses qui sous-tendent les prévisions sont les suivantes :
- L’exercice 2020-2021 tient compte des revenus et des dépenses présentées dans le Plan ministériel 2020-2021 de la CCG. Les programmes et services que fournira l’organisme au cours de l’exercice 2020-2021 seront essentiellement les mêmes que ceux offerts en 2019-2020. Des dépenses supplémentaires à l’appui des améliorations apportées au Programme d’échantillons de récolte conformément au Cadre d’investissement sont prévues de 2019-2020 jusqu’en 2022-2023. Le 1er août 2017, la CCG a réduit les frais liés aux services d’inspection et de pesée officielles, soit huit mois avant la fin du cycle des frais d’utilisation en cours. On a procédé à la réduction anticipée des frais pour atténuer le risque que les revenus excédentaires s’accumulent davantage. La CCG a mis à jour les autres droits le 1er avril 2018 afin d’harmoniser davantage les revenus et les coûts et de tenir compte des augmentations prévues des volumes de grain qu’elle inspecte et pèse. De plus, la CCG a révisé la projection du volume annuel de grain à 34,405 millions de tonnes métriques.
- À compter de 2019-2020, tous les droits de la CCG seront rajustés en fonction de l’inflation, selon l’indice d’ensemble des prix à la consommation pour le Canada d’avril, le 1er avril de chaque année, afin qu’ils soient conformes à la Loi sur les frais de service (LFS). Ce rajustement des frais est conforme à ce que les autres ministères devront faire conformément à la LFS. Bien que l’indice des prix à la consommation varie d’une année à l’autre, la moyenne se situe dans des limites acceptables, et l’augmentation annuelle limitera la nécessité de modifier les droits de la CCG à l’avenir. L’augmentation annuelle permettra de maintenir les normes de service pour l’assurance de la qualité, de la quantité et de la salubrité du grain, la protection des producteurs et l’intégrité du commerce des grains. Les droits de la CCG augmenteront de 2,0 % en 2020-2021.
- Les revenus prévus pour 2019-2020 se fondent sur 36,503 millions de tonnes métriques, soit les volumes réels de grain manutentionné d’avril 2019 à octobre 2019, et les projections de volume de novembre 2019 à mars 2020.
- La CCG s’efforce actuellement de répondre au besoin de renouvellement des locaux du Laboratoire de recherches sur les grains. Elle collabore avec Services publics et Approvisionnement Canada et l’initiative Laboratoires Canada pour trouver des options et des possibilités de collaboration avec d’autres ministères à vocation scientifique à Winnipeg. La Commission canadienne des grains doit également réinvestir dans la mise à niveau des silos terminaux et la location d’espaces pour appuyer la mise en œuvre de programmes et de services novateurs pour le secteur des grains.
Ces hypothèses ont été adoptées en date du 31 décembre 2019.
Variation et évolution des prévisions financières
Bien que des efforts aient été déployés pour prévoir les résultats définitifs pour le reste de l’exercice 2019-2020 et pour l’exercice 2020-2021, les résultats réels des deux exercices risquent de varier par rapport aux prévisions financières présentées. Cet écart pourrait être important en raison d’un certain nombre de facteurs, notamment les conditions environnementales.
Lors de la préparation de l’état des résultats prospectif, la CCG a établi des estimations et des hypothèses à l’égard d’événements futurs. Ces estimations et hypothèses pourraient différer des résultats réels. Elles sont évaluées et fondées sur l’expérience acquise et d’autres facteurs, notamment les prévisions relativement aux événements futurs qui sont considérés comme raisonnables, compte tenu des circonstances.
Voici certains facteurs qui pourraient donner lieu à des écarts importants entre l’état des résultats prospectif et l’état des résultats historique :
- en ce qui concerne le volume de grain, la conjoncture économique peut avoir un effet à la fois sur le montant du revenu gagné et la recouvrabilité des comptes débiteurs;
- des modifications supplémentaires au budget de fonctionnement, grâce à d’autres initiatives ou ajustements techniques mis en œuvre plus tard au courant de l’exercice;
- le moment et le montant des acquisitions et des aliénations d’immobilisations (installations et matériel), ainsi que le moment des améliorations locatives peuvent influer sur les gains/pertes et les charges d’amortissement;
- les répercussions de la mise en œuvre de nouvelles conventions collectives.
Une fois le Plan ministériel déposé au Parlement, la CCG ne mettra pas à jour les prévisions, quelles que soient les modifications apportées aux ressources financières figurant dans les budgets supplémentaires des dépenses. Tout écart sera expliqué dans le Rapport sur les résultats ministériels.
Sommaire des principales conventions comptables
L’état des résultats prospectif a été préparé conformément aux conventions comptables figurant dans la Directive sur les normes comptables du Secrétariat du Conseil du Trésor, lesquelles s’appuient sur les normes comptables du secteur public et sur les notes d’orientation du secteur public publiées par le Conseil sur la comptabilité dans le secteur public des Comptables professionnels agréés du Canada, ainsi que sur le Manuel de comptabilité du gouvernement du Canada. La présentation et les résultats qui découlent de l’utilisation des conventions comptables énoncées ne donnent lieu à aucune différence notable par rapport aux normes comptables du secteur public du Canada.
Les principales conventions comptables sont les suivantes :
Incertitude relative à la mesure
La préparation de l’état des résultats prospectif conformément aux principes comptables généralement reconnus au Canada exige que la direction fasse des estimations et pose des hypothèses qui ont une incidence sur les montants déclarés.
Les principaux éléments de l’état des résultats prospectif qui sont assujettis à l’incertitude relative à la mesure comprennent la durée de vie utile des immobilisations corporelles, le volume annuel de grain qui varie d’une année à l’autre, ce qui entraîne un financement variable en fonction des revenus tirés des droits, et les obligations à l’égard des congés annuels ainsi que des indemnités de cessation d’emploi et de départ des employés. Les résultats réels pourraient différer des résultats estimatifs. Les estimations de la direction font l’objet d’un examen périodique et, lorsque des ajustements doivent être apportés, ces derniers sont comptabilisés dans l’état des résultats prospectif de l’exercice au cours duquel ils deviennent connus.
Revenus
La CCG comptabilise les revenus selon la méthode de la comptabilité d’exercice et ceux-ci sont comptabilisés dans la période au cours de laquelle l’opération ou l’événement sous-jacent s’est produit et a donné lieu aux revenus, comme suit :
- les revenus provenant des droits réglementaires sont constatés dans les comptes en fonction des services fournis dans l’année;
- les fonds qui ont été reçus sont comptabilisés comme revenus reportés dans la mesure où le Ministère a une obligation envers d’autres parties de fournir des biens, des services ou des actifs qui seront utilisés à une date future. Ces revenus sont comptabilisés dans l’exercice au cours duquel les charges connexes sont engagées. Les revenus reportés sont touchés essentiellement sous forme de droits exigés pour les licences qui sont habituellement octroyées pour une période de 12 mois;
- la CCG comptabilise les autres revenus dans la période au cours de laquelle l’opération ou l’événement sous-jacent s’est produit et a donné lieu aux revenus.
Charges
La CCG comptabilise les charges selon la méthode de comptabilité d’exercice, comme suit :
- les charges associées aux activités de la CCG sont consignées lorsque les biens sont reçus ou que les services sont rendus, y compris les services offerts sans frais pour l’indemnisation des travailleurs accidentés, qui sont comptabilisés à titre de charges à leur coût estimatif;
- les indemnités de vacance et de congés compensatoires sont accumulées et comptabilisées à mesure que les employés en acquièrent le droit en vertu de leurs conditions d’emploi;
- les charges incluent également des provisions qui tiennent compte de changements dans la valeur des actifs, notamment des provisions pour les créances douteuses des comptes débiteurs, dans la mesure où l’événement futur est susceptible de se produire et où une estimation raisonnable des répercussions peut être établie;
- les charges comprennent également l’amortissement des immobilisations corporelles, qui sont capitalisées à leur coût d’acquisition. L’amortissement des immobilisations corporelles est calculé selon la méthode linéaire et étalé sur la durée de vie utile estimative de l’immobilisation.
Avantages sociaux futurs
- Les indemnités de cessation d’emploi des employés sont comptabilisées et passées en charges à mesure que les employés en acquièrent le droit, comme le stipulent leurs conventions collectives. Ces indemnités sont actuellement capitalisées au moyen d’une charge à payer liée aux salaires de fin d’exercice fondée sur le calcul de l’obligation réelle au titre des indemnités de cessation d’emploi envers chaque employé.
- Les dispositions de la Loi sur la pension de la fonction publique et de la Loi sur les prestations de retraite supplémentaires s’appliquent aux employés de la CCG. La part du régime de retraite assumée par le gouvernement du Canada est comprise dans le montant imputé au Fonds renouvelable à titre d’avantages sociaux. Les prestations de retraite sont versées à même le Compte de pension de retraite de la fonction publique et le Compte de prestations de retraite supplémentaires.
- La législation actuelle n’oblige pas la CCG à verser de cotisations pour toute insuffisance actuarielle du Compte de pension de retraite de la fonction publique.
Immobilisations corporelles
Toutes les immobilisations corporelles et les améliorations locatives dont le coût est de 10 000 $ ou plus sont capitalisées à leur coût d’acquisition.
La CCG amortit les immobilisations selon la méthode de l’amortissement linéaire sur la durée de vie utile estimative, à compter du mois suivant l’acquisition, comme suit :
| Matériel scientifique | 5 ans |
|---|---|
| Matériel et mobilier de bureau | 5 ans |
| Matériel opérationnel | 10 ans |
| Véhicules automobiles | 5 ans |
| Matériel informatique et logiciels | 3 ans |
| Améliorations locatives | 5 ans |
Crédits parlementaires
Le gouvernement du Canada finance la CCG par une combinaison de crédits parlementaires réguliers, de l’autorisation de dépenser les recettes tirées des frais imposés, de l’excédent accumulé au cours des exercices précédents et d’une marge de crédit renouvelable de deux millions de dollars.
Les opérations touchant les crédits parlementaires sont comptabilisées selon les principes de financement du gouvernement. La CCG établit son état des résultats prospectif selon la méthode de la comptabilité d’exercice. Par conséquent, les postes consignés dans l’état des résultats prospectif ne sont pas nécessairement les mêmes que ceux correspondant aux crédits parlementaires.
Les postes comptabilisés dans l’état des résultats prospectif d’un exercice peuvent être financés au moyen de crédits parlementaires qui ont été autorisés au cours d’exercices précédents ou pendant l’exercice en cours, ou qui le seront au cours d’exercices futurs. Par conséquent, les coûts de fonctionnement nets de la CCG pour l’exercice calculés selon le financement public diffèrent des résultats de fonctionnement calculés selon la comptabilité d’exercice. Un rapprochement de ces écarts est présenté dans les tableaux qui suivent :
| Résultats projetés 2019-2020 |
Résultats prévus 2020-2021 |
|
|---|---|---|
| Coût de fonctionnement net avant le financement du gouvernement et les transferts | 10 199 548 | 6 721 200 |
| Rajustements pour les postes ayant une incidence sur le coût de fonctionnement net, mais n’ayant aucune incidence sur les autorisations : | ||
| Amortissement des immobilisations corporelles | (2 778 146) | (2 778 146) |
| Services fournis gratuitement par d’autres ministères | (88 039) | (81 260) |
| Revenus provenant des droits perçus non reçus | ||
| Autres (charges payées d'avance, indemnités de départ, intérêts, etc.) | ||
| Total des postes ayant une incidence sur le coût de fonctionnement net, mais n’ayant aucune incidence sur les autorisations | (2 866 185) | (2 859 406) |
| Rajustements pour les postes n’ayant aucune incidence sur le coût de fonctionnement net, mais ayant une incidence sur les autorisations : | ||
| Acquisition d’immobilisations corporelles | 5 233 524 | 2 731 346 |
| Augmentation due aux revenus reportés | ||
| Autres (compte d’attente, charges payées d’avance, avances, etc.) | ||
| Total des postes n’ayant aucune incidence sur le coût de fonctionnement net, mais ayant une incidence sur les autorisations | 5 233 524 | 2 731 346 |
| Autorisations demandées | 12 566 887 | 6 593 140 |
| Résultats projetés 2019–2020 |
Résultats prévus 2020-2021 |
|
|---|---|---|
| Autorisations demandées | ||
| Crédit 1 : Dépenses de fonctionnement | 4 896 904 | 5 096 321 |
| Montants législatifs | 7 669 983 | 1 496 819 |
| Total des autorisations demandées | 12 566 887 | 6 593 140 |