État des résultats prospectif

Pouvoirs et but

Le fonds renouvelable de la Commission canadienne des grains (le « fonds renouvelable » ou le « fonds ») tire ses pouvoirs de la Loi sur les grains du Canada. Aux termes de la Loi, la Commission canadienne des grains a pour mandat de « fixer et de faire respecter, au profit des producteurs de grain, des normes de qualité pour le grain canadien et de régir la manutention des grains au pays afin d’en assurer la fiabilité sur les marchés intérieur et extérieur ». La vision de la Commission consiste à « être un fournisseur de classe mondiale en matière de services d’assurance de la qualité fondés sur la science ». Le ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire est responsable de la Commission canadienne des grains.

En vue de réaliser son mandat, la Commission canadienne des grains a mis en œuvre le Cadre ministériel des résultats et le Répertoire des programmes, comme l’exige la Politique sur les résultats; ils entrent en vigueur le 1er avril 2018. Dans les limites du cadre, la Commission canadienne des grains réglemente la manutention des grains au Canada et elle établit établir et maintient des normes fondées sur la science pour le grain canadien. Les résultats de la responsabilité essentielle sont que les marchés nationaux et internationaux considèrent le grain canadien comme étant fiable et salubre et que les producteurs sont dûment rémunérés pour leur grain. La Commission canadienne des grains compte trois programmes : Qualité des grains, Recherches sur les grains et Mesures de protection des producteurs de grain. Les Services internes appuient la responsabilité essentielle.

Le fonds renouvelable de la Commission canadienne des grains a été créé en vertu de la Loi de crédits no 6 pour 1994-1995. Le fonds dispose d’une autorisation permanente continue conférée par le Parlement d’effectuer des paiements à partir du Trésor pour couvrir le fonds de roulement et l’achat d’immobilisations ou pour financer provisoirement le déficit d’exploitation accumulé, ainsi qu’une autorisation de prélèvement de deux millions de dollars.

La Commission canadienne des grains n’a pas tenté d’obtenir la permission du Conseil du Trésor afin d’accéder à l’autorisation nette qui lui a été fournie pour l’exercice 2018-2019. En cas de manque à gagner, la Commission canadienne des grains chercherait à obtenir les autorisations nécessaires dans le cadre de son processus annuel de planification des activités.

À partir de l'exercice 2012-2013, la Commission canadienne des grains a pris des mesures pour rationaliser ses services en vue de devenir un organisme financièrement viable. Le financement des exercices 2017-2018 et 2018-2019 est composé d’une combinaison de crédits parlementaires réguliers et de l’autorisation de dépenser les revenus tirés des droits perçus. La Commission canadienne des grains recouvre maintenant environ 92 % de ses coûts par l’imposition de frais d’utilisation et n’a donc plus besoin de financement ponctuel annuel.

Conformément à la politique du gouvernement sur l’autoassurance, la Commission canadienne des grains ne détient pas de police d’assurance. La Commission canadienne des grains n’est pas assujettie à l’impôt sur le revenu.

Méthodologie et hypothèses importantes

L’état des résultats prospectif a été établi en fonction des priorités et des plans du gouvernement décrits dans le Plan ministériel.

Les renseignements présentés dans les résultats projetés de l’exercice 2017-2018 sont fondés sur les résultats réels en date du 30 novembre 2017 et sur les prévisions pour le reste de l’exercice. Des prévisions des résultats prévus ont été faites pour l’exercice 2018-2019.

Les principales hypothèses qui sous-tendent les prévisions sont les suivantes :

  • L’exercice 2018-2019 reflète des revenus et des charges exposées dans le Plan ministériel 2018-2019 de la Commission canadienne des grains. Les programmes et services que fournira l’organisme au cours de l’exercice 2018-2019 seront essentiellement les mêmes que ceux de l’exercice 2017-2018.
  • La Commission canadienne des grains propose que les nouveaux droits entre en vigueur le 1er avril 2018, soit au début de l’exercice 2018-2019 (l’année de référence).
  • La Commission canadienne des grains propose que les droits de service pour l’exercice 2018-2019 soient établis selon un volume de grain annuel moyen de 34,400 millions de tonnes métriques projeté sur une période de cinq ans.
  • La Commission canadienne des grains propose que, le 1er avril de chaque année, les droits soient rajustés, en fonction du taux de variation sur douze mois de l’indice d’ensemble des prix à la consommation du Canada du mois d’avril de l’exercice précédent, publié par Statistique Canada sous le régime de la Loi sur la statistique. Cette façon de procéder au rajustement des droits cadre avec ce que les autres ministères seront tenus de faire aux termes de la Loi sur les frais de service. Bien que l’indice des prix à la consommation varie d’une année à l’autre, la moyenne demeure dans les limites acceptables. L’augmentation annuelle permettra de maintenir les normes de service pour l’assurance de la qualité, de la quantité et de la salubrité des grains, la protection des producteurs et l’intégrité du commerce des grains.
  • Les revenus prévus pour l’exercice 2017-2018 sont fondés sur un volume de 35,979 millions de tonnes métriques de grain, volume qui a été établi en fonction du volume réel de grain manutentionné d’avril 2017 à novembre 2017 et du volume prévu de décembre 2017 à mars 2018.
  • La Commission canadienne des grains est en train de répondre aux exigences en matière de renouvellement de l’infrastructure afin d’assurer sa viabilité continue. Cela comprend la détermination d’une approche visant des travaux majeurs de réaménagement des locaux du Laboratoire de recherches sur les grains et des systèmes de l’immeuble de base de la Commission canadienne des grains, l’investissement dans la technologie de l’information, la remise à niveau des bureaux aux silos terminaux et la reconfiguration des espaces locatifs pour faire en sorte que l’organisation dispose de l’infrastructure requise pour assurer l’exécution des programmes et services et améliorer le service à la clientèle.

Ces hypothèses ont été adoptées en date du 30 novembre 2017.

Variation et évolution des prévisions financières

Bien que des efforts aient été déployés pour prévoir les résultats définitifs pour le reste de l'exercice 2017-2018 et pour l’exercice 2018-2019, les résultats réels des deux exercices risquent de varier par rapport aux prévisions financières présentées. Cet écart pourrait être important en raison d’un certain nombre de facteurs, notamment les conditions environnementales.

Lors de la préparation de l’état des résultats prospectif, la Commission canadienne des grains a établi des estimations et des hypothèses à l’égard d’événements futurs. Ces estimations et hypothèses pourraient différer des résultats réels. Les estimations et les hypothèses sont évaluées et sont fondées sur l’expérience acquise et d’autres facteurs, notamment les prévisions relativement aux événements futurs qui sont considérées comme raisonnables compte tenu des circonstances.

Voici certains facteurs qui pourraient donner lieu à des écarts importants entre l’état des résultats prospectif et l’état des résultats historique :

  • En ce qui concerne le volume de grain, la conjoncture économique peut avoir un effet à la fois sur le montant du revenu gagné et la recouvrabilité des comptes débiteurs.
  • Des modifications supplémentaires au budget de fonctionnement, grâce à d’autres initiatives ou ajustements techniques mis en œuvre plus tard au courant de l’exercice.
  • Le moment et le montant des acquisitions et des aliénations d’immobilisations (installations et matériel) ainsi que le moment des améliorations locatives peuvent influer sur les gains/pertes et les charges d’amortissement.
  • Les répercussions de la mise en œuvre de nouvelles conventions collectives.

Une fois le Plan ministériel déposé au Parlement, la Commission canadienne des grains ne mettra pas à jour les prévisions, quelles que soient les modifications apportées aux crédits ou aux prévisions financières dans les budgets supplémentaires. Tout écart sera expliqué dans le Rapport sur les résultats ministériels.

Sommaire des principales conventions comptables

L’état des résultats prospectif a été préparé conformément aux conventions comptables figurant dans la Directive sur les normes comptables du Secrétariat du Conseil du Trésor, lesquelles s'appuient sur les normes comptables du secteur public et sur les notes d’orientation du secteur public publiées par le Conseil sur la comptabilité dans le secteur public des Comptables professionnels agréés du Canada ainsi que sur le Manuel de comptabilité du gouvernement du Canada. La présentation et les résultats qui découlent de l’utilisation des conventions comptables énoncées ne donnent lieu à aucune différence notable par rapport aux normes comptables du secteur public du Canada.

Les principales conventions comptables sont les suivantes :

Incertitude relative à la mesure

La préparation de l’état des résultats prospectif conformément aux principes comptables généralement reconnus au Canada exige que la direction fasse des estimations et pose des hypothèses qui ont une incidence sur les montants déclarés.

Les principaux éléments de l’état des résultats prospectif qui sont assujettis à l’incertitude relative à la mesure comprennent la durée de vie utile des immobilisations corporelles, le volume annuel de grain qui varie d'une année à l'autre, ce qui entraîne un financement variable en fonction des revenus tirés des droits, et les obligations à l’égard des congés annuels ainsi que des indemnités de cessation d’emploi et de départ des employés. Les résultats réels pourraient différer des résultats estimatifs. Les estimations de la direction font l’objet d’un examen périodique et, lorsque des ajustements doivent être apportés, ces derniers sont comptabilisés dans le l’état des résultats prospectif de l’exercice au cours duquel ils deviennent connus.

Revenus

Les revenus sont constatés selon la méthode de la comptabilité d’exercice et sont comptabilisés dans l’exercice où les opérations ou les faits sous-jacents surviennent, comme suit :

  • Les revenus provenant des frais réglementaires sont constatés dans les comptes en fonction des services fournis au cours de l'exercice.
  • Les revenus qui ont été reçus mais pour lesquels la Commission canadienne des grains a une obligation envers d’autres parties de fournir des biens, des services ou des actifs qui seront utilisés à une date future sont présentés à titre de revenus reportés. Ces revenus sont comptabilisés dans l'exercice au cours duquel les charges connexes sont engagées. Les revenus reportés sont touchés essentiellement sous forme de droits exigés pour les licences qui sont habituellement octroyées pour une période de 12 mois.
  • Les autres revenus sont comptabilisés dans l’exercice où les opérations ou les faits sous-jacents surviennent.

Charges

Les charges sont constatées selon la méthode de la comptabilité d’exercice, comme suit :

  • Les charges associées aux activités de la Commission canadienne des grains sont consignées lorsque les biens sont reçus ou les services sont rendus, y compris les services offerts sans frais pour l’indemnisation des travailleurs accidentés, qui sont comptabilisés à titre de charges à leur coût estimatif.
  • Les indemnités de vacance et de congés compensatoires sont passées en charges au fur et à mesure que les employés en acquièrent les droits en vertu de leurs conditions d’emploi.
  • Les charges incluent des provisions qui tiennent compte de changements dans la valeur des actifs. Cela comprend des provisions pour les créances douteuses des comptes débiteurs, dans la mesure où l’événement futur est susceptible de se produire et où une estimation raisonnable des répercussions peut être établie.
  • Les charges comprennent également l'amortissement des immobilisations corporelles, qui sont capitalisées à leur coût d’acquisition. L'amortissement des immobilisations corporelles est calculé selon la méthode linéaire et étalé sur la durée de vie utile estimative des immobilisations.

Avantages sociaux futurs

  • Les employés accumulent des indemnités de cessation d'emploi au cours de leurs années de service, comme il est stipulé dans leurs conventions collectives. Ces indemnités sont actuellement capitalisées au moyen d’une charge à payer liée aux salaires de fin d’exercice fondée sur le calcul de l’obligation réelle au titre des indemnités de cessation d’emploi envers chaque employé.
  • Les employés de la Commission canadienne des grains sont protégés en vertu de la Loi sur la pension de la fonction publique et de la Loi sur les prestations de retraite supplémentaires. La participation du gouvernement du Canada au coût du régime de retraite est comprise dans le montant imputé au fonds renouvelable à titre d’avantages sociaux. Les prestations de retraite sont versées à même le Compte de pension de retraite de la fonction publique et le Compte de prestations de retraite supplémentaires.
  • La législation actuelle n’oblige pas la Commission canadienne des grains à verser de cotisations pour toute insuffisance actuarielle du Compte de pension de retraite de la fonction publique.

Immobilisations corporelles

Toutes les immobilisations corporelles et les améliorations locatives dont le coût est de 10 000 $ ou plus sont capitalisées à leur coût d’acquisition.

Les immobilisations sont amorties selon la méthode de l'amortissement linéaire sur la durée vie utile estimative, à compter du mois suivant l'acquisition, comme suit :

Immobilisations corporelles
Matériel scientifique 5 ans
Matériel et mobilier de bureau 5 ans
Matériel opérationnel 10 ans
Véhicules automobiles 5 ans
Matériel informatique et logiciels 3 ans
Améliorations locatives 5 ans

Crédits parlementaires

La Commission canadienne des grains tire son financement d’une combinaison de crédits parlementaires réguliers, de l’autorisation de dépenser les recettes tirées des frais imposés, de l’excédent accumulé au cours des exercices précédents et d'une marge de crédit renouvelable de deux millions de dollars. La Commission canadienne des grains n’a pas emprunté de sa marge de crédit depuis 2003-2004.

Les crédits parlementaires réguliers reçus pour le programme de recherches sur la qualité des grains et les services internes en 2017-2018, ainsi que pour le programme de recherches sur les grains et les services internes en 2018-2019, seront consignés comme produits du fonds renouvelable. Les opérations touchant les crédits parlementaires sont comptabilisées selon les principes de financement du gouvernement. L’état des résultats prospectif est établi selon la méthode de la comptabilité d’exercice. Par conséquent, les postes consignés dans l'état des résultats prospectif ne sont pas nécessairement les mêmes que ceux correspondant aux crédits parlementaires.

Les postes comptabilisés dans l’état des résultats prospectif d'un exercice peuvent être financés au moyen de crédits parlementaires qui ont été autorisés au cours d’exercices précédents ou pendant l'exercice en cours, ou qui le seront au cours d’exercices futurs. Par conséquent, les coûts de fonctionnement nets de la Commission canadienne des grains pour l'exercice calculés selon le financement public diffèrent des résultats de fonctionnement calculés selon la comptabilité d'exercice. Un rapprochement de ces écarts est présenté dans les tableaux qui suivent.

Rapprochement du coût de fonctionnement net et des autorisations demandées (en dollars)
Résultats projetés
2017-2018
Résultats prévus
2018-2019
Coût de fonctionnement net avant le financement du gouvernement et les transferts (2 275 937) 4 303 572
Rajustements pour les postes ayant une incidence sur le coût de fonctionnement net mais n’ayant aucune incidence sur les autorisations :
Amortissement des immobilisations corporelles (2 652 157) (2 514 041)
Services fournis gratuitement par d’autres ministères (97 435) (92 563)
Revenus provenant des droits perçus non reçus 2 636 385
Autres (charges payées d'avance, indemnités de départ, intérêts, etc.) (239 717)
Total des postes ayant une incidence sur le coût de fonctionnement net, mais n’ayant aucune incidence sur les autorisations (352 924) (2 606 604)
Rajustements pour les postes n’ayant aucune incidence sur le coût de fonctionnement net, mais ayant une incidence sur les autorisations :
Acquisition d’immobilisations corporelles 10 035 934 3 809 865
Augmentation due aux revenus reportés (1 397 931)
Réduction du passif lié aux paiements rétroactifs 2 261 494
Autres (compte d’attente, charges payées d’avance, avances, etc.) 552 445
Total des postes n’ayant aucune incidence sur le coût de fonctionnement net, mais ayant une incidence sur les autorisations 11 451 942 3 809 865
Autorisations demandées 8 823 081 5 506 833
Autorisations demandées (en dollars)
Résultats projetés
2017–2018
Résultats prévus
2018-2019
Autorisations demandées
Crédit 1 : Dépenses de fonctionnement 5 405 742 4 846 955
Montants législatifs 3 417 339 659 878
Total des autorisations demandées 8 823 081 5 506 833