Contexte opérationnel et risques principaux

Contexte opérationnel

Environnement externe

Le secteur canadien des grains a connu une importante transformation au cours des dernières années. Ces changements comprennent notamment l’élimination du guichet unique de la Commission canadienne du blé pour la commercialisation du blé et de l’orge et l’élimination des services d’inspection et de pesée à l’arrivage de la Commission canadienne des grains. Il y a également eu une importante consolidation des silos à grain et d’importantes dépenses d’investissement dans les installations de manutention et de transformation des grains.

Le secteur canadien des grains doit composer avec l’incertitude quant à son accès aux marchés étrangers, en raison de la sensibilité accrue des marchés à l’égard des questions de salubrité et de qualité des grains. Un accent accru est mis sur la vente ciblée, la transition continue vers l’évaluation analytique des facteurs de classement des grains, le marketing de créneaux et l’accroissement de la transformation à valeur ajoutée. En outre, dans certains marchés céréaliers étrangers, on craint que la qualité intrinsèque du grain canadien ait diminué.

La capacité de production du secteur des grains a augmenté au-delà des attentes. Le rendement des cultures canadiennes a augmenté d’environ 3 % par année au cours des 30 dernières années grâces aux nouvelles technologies et pratiques agronomiques. La moyenne de la production canadienne de grain entre les années de culture 2007-2008 et 2016-2017 a été de 79,19 millions de tonnes métriques, et la production de 2015-2016 a été de 85,39 millions de tonnes métriques. La prévision de 2016-2017 était de 93,05 millions de tonnes métriques et la prévision de 2017-2018 était de 93,15 millions de tonnes métriques. La moyenne des exportations de grain canadien provenant des silos à grains agréés par la Commission canadienne des grains est de 34,75 millions de tonnes métriques, de l’exercice 2007-2008 à l’exercice 2016 2017. Les exportations sont passées de 42,15 millions de tonnes métriques en 2014-2015, à 41,60 millions de tonnes métriques en 2015-2016 et à 39,96 millions de tonnes métriques en 2016-2017.

Influences internes

L’historique de financement de la Commission canadienne des grains a eu une incidence sur sa capacité d’actualiser ses immobilisations et son infrastructure. Le 1er août 2013, des modifications à la Loi sur les grains du Canada et des nouveaux frais sont entrés en vigueur après un gel de plus de 20 ans. Avant la mise à jour des frais en 2013, les périodes prolongées de financement ponctuel et instable ont entraîné un sous-investissement calculé ou délibéré dans les immobilisations, les installations, l’infrastructure, les programmes, les services, la gestion de l’information et la technologie à la Commission canadienne des grains. La transformation continue du secteur canadien des grains augmente également la pression sur l’infrastructure, la technologie et l’équipement vieillissant de la Commission canadienne des grains ainsi que sur sa capacité de recherche. Il y a, par exemple, une plus grande demande visant les essais analytiques rapides et spécialisés et les services d’assurance de la qualité, ce qui nécessite un espace suffisant pour la technologie et l’équipement spécialisés.

En matière de ressources humaines, il existe des difficultés et des occasions propres à la Commission canadienne des grains compte tenu de son effectif non traditionnel et hautement spécialisé, dont une bonne partie se consacre à la recherche scientifique et à l’inspection des grains. L’âge moyen des employés de la Commission canadienne des grains est de 45 ans, et environ 26,1 % de son effectif sera admissible à la retraite dans cinq ans ou moins. Ces facteurs pourraient avoir d’importantes répercussions sur le maintien des connaissances de l’organisation, la capacité organisationnelle et les relations avec les parties intéressées.

Principaux risques

La gestion des risques est un élément essentiel de la planification stratégique et de la prise de décisions à la Commission canadienne des grains. Celle-ci a établi un processus pour cerner, surveiller, atténuer et gérer les risques organisationnels. La planification stratégique à la Commission canadienne des grains comprend une analyse de l’environnement, la détermination des menaces émergentes et des possibilités d’amélioration, une analyse de la main-d’œuvre interne et externe et la préparation d’un résumé du profil de risque organisationnel visant à cerner les secteurs de la Commission canadienne des grains exposés à des risques accrus dans le cadre de la prestation de ses activités de programme et de l’atteinte de ses résultats stratégiques.

La Commission canadienne des grains mène ses activités dans un environnement où les besoins des agriculteurs canadiens et du secteur des grains continuent d’évoluer rapidement, comme l’indique le contexte opérationnel du Plan ministériel 2018-2019. Les commentaires des agriculteurs, des manutentionnaires de grain, des transformateurs et des acheteurs de grain du Canada et de l’étranger et d’autres organismes gouvernementaux se sont révélés un indicateur fiable et précoce des risques découlant des développements qui ont touché notre environnement externe.

Il est primordial pour l’avenir de l’organisation de veiller à ce que le grain canadien soit fiable et salubre tout en répondant aux besoins rapidement changeants du secteur des grains. La Commission canadienne des grains est déterminée à s’assurer que son infrastructure, sa technologie et son équipement vieillissant ne compromettent pas la prestation de ses programmes, et elle atteindra cet objectif grâce au financement axé sur les priorités des principaux projets d’investissement. La Commission canadienne des grains se concentre également sur sa capacité de saisir les occasions tout en s’acquittant de son mandat de base grâce à son processus de planification des activités. Une des principales occasions pour l’organisation est la collaboration avec les parties intéressées en vue d’atteindre les résultats ministériels de manière efficace et efficiente et de promouvoir la valeur des programmes et des services de la Commission canadienne des grains.

L’atténuation des risques et la capacité de saisir des occasions permettront à la Commission canadienne des grains d’atteindre ses objectifs organisationnels et de présenter des avantages réels pour le secteur des grains et les Canadiens.

La Commission canadienne des grains a un groupe de travail sur la gestion intégrée des risques composé de représentants de tous ses programmes et de toutes ses divisions. Le groupe tient régulièrement des réunions pour cerner et évaluer les risques pour la Commission canadienne des grains et élaborer des stratégies d’intervention. Les renseignements et les recommandations du groupe sont communiqués à la haute direction de la Commission canadienne des grains à des fins d’examen et d’intervention au besoin (p. ex., mise en œuvre de stratégies d’atténuation ou de plans d’urgences additionnels).

Principaux risques
Risques Stratégie d’intervention à l’égard du risque Lien aux responsabilités essentielles du Ministère Lien avec les engagements de la lettre de mandat et les priorités gouvernementales ou organisationnelles
Veiller à ce que le grain canadien soit fiable et salubre tout en répondant aux besoins rapidement changeants du secteur des grains.
  • Le secteur des grains a besoin de plus en plus de souplesse en ce qui concerne l’utilisation de paramètres précis et non normalisés de qualité et de salubrité des grains, ce qui peut aller à l’encontre du système actuel d’assurance de la qualité des grains. La Commission canadienne des grains doit s’assurer que les grains canadiens sont fiables et salubres tout en répondant aux demandes d’assouplissement du système de qualité.
Les stratégies d’atténuation suivantes ont été élaborées ou sont en cours de mise en œuvre :
  • Mise en œuvre des principales priorités et initiatives du plan ministériel 2018-2019 qui visent à assurer la fiabilité et la salubrité des grains canadiens tout en répondant aux besoins changeants du secteur des grains. Ceci comprend la mise à jour du système de classement des grains, la modernisation des classes de blé et l’Évaluation et le peaufinage de la couverture réglementaire.
  • Examiner et intégrer des nouvelles technologies et politiques et des nouveaux processus et protocoles aux programmes et services.
  • Le risque résiduel fera l’objet d’une surveillance étroite et les stratégies et les initiatives seront modifiées au besoin.
Réglementation des grains Lié à la priorité organisationnelle de la Commission canadienne des grains :
  • Renforcer la réputation de qualité et de fiabilité des grains du Canada.
Infrastructure, technologie et équipement vieillissants.
  • L’innovation en science et technologie et l’investissement limité ont augmenté la pression sur l’infrastructure, la technologie et l’équipement vieillissants de la Commission canadienne des grains. On s’attend à ce que la Commission canadienne des grains maintienne de l’équipement et une infrastructure scientifiques modernes qui témoignent des progrès liés aux sciences céréalières et aux exigences internationales afin de s’acquitter de son mandat de soutenir le système d’assurance de la qualité des grains.
Les stratégies d’atténuation suivantes ont été élaborées ou sont en cours de mise en œuvre :
  • Mise en œuvre des principales priorités et initiatives du plan ministériel 2018-2019 pour réinvestir dans les installations, l’infrastructure et la technologie de la Commission canadienne des grains à l’appui de la prestation de programmes et de services novateurs et de l’obtention de résultats axés sur la science.
  • Établissement de priorités de financement dans le plan d’investissement de la Commission canadienne des grains en vue de moderniser l’infrastructure, la technologie et l’équipement vieillissants au moyen de réparations hautement prioritaires des immobilisations et de mettre en œuvre un calendrier d’inspection.
  • Collaboration avec Agriculture et Agroalimentaire Canada et les organismes centraux pour remplacer et mettre à niveau l’infrastructure vieillissante. Ceci comprend un réinvestissement dans le Laboratoire de recherches des grains, une mise à niveau du silo terminal et la location d’espace pour appuyer la mise en œuvre de programmes et de services novateurs pour le secteur des grains.
  • Le risque résiduel fera l’objet d’une surveillance étroite et les stratégies et les initiatives seront modifiées au besoin.
Réglementation des grains Lié au mandat de la Commission canadienne des grains.
Capacité de saisir les occasions tout en s’acquittant de son mandat de base.
  • Le secteur des grains continue d’évoluer rapidement et d’influencer l’environnement réglementaire et économique dans lequel la Commission canadienne des grains mène ses activités.
  • La Commission canadienne des grains doit continuellement innover et fonctionner efficacement et offrir des services de haute qualité au secteur des grains.
Les stratégies d’atténuation suivantes ont été élaborées ou sont en cours de mise en œuvre :
  • Gestion et mise en œuvre efficaces des principales priorités énoncées dans le plan organisationnel 2018-2019 pour veiller à ce que la Commission canadienne des grains continue d’offrir des avantages en répondant aux besoins changeants des agriculteurs et des secteurs céréaliers nationaux et internationaux et en maintenant la réputation de qualité et de fiabilité des grains canadiens. Ceci comprend l’analyse du cadre réglementaire de la Commission canadienne des grains, l’accroissement de l’innovation technologique en ce qui concerne les systèmes de gestion de l’information et l’évaluation des méthodes et des technologies d’analyse scientifique.
  • Fonctionnement et prestation des services efficaces grâce au processus de planification des activités. Ceci comprend un plan d’investissement, la mise en œuvre d’un cadre de gestion intégrée des risques, le renouvellement du profil de risque de l’organisation et la mise en œuvre du cadre des résultats ministériels pour remplacer l’architecture d’alignement des programmes.
  • Le risque résiduel fera l’objet d’une surveillance étroite et les stratégies et les initiatives seront modifiées au besoin.
Réglementation des grains Lié à la priorité organisationnelle de la Commission canadienne des grains : Programmes, services et cadre réglementaire novateurs de la Commission canadienne des grains.