Évaluation du Programme de perfectionnement des inspecteurs des grains
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- Sommaire
- Méthode
- Principales conclusions et recommandations
- 1.0 Introduction
- 2.0 Profile du programme
- 3.0 Méthode
- 4.0 Conclusions de l’évaluation
- 5.0 Conclusion
- 6.0 Remerciements
- Annexe 1 : Conclusions, recommandations et plans d’action de la direction
- Annexe 2 : Budget estimé du programme
- Annexe 3 : Méthode
Sommaire
Le présent rapport fait état des résultats de l’évaluation du Programme de perfectionnement des inspecteurs des grains (PPIG) de la Commission canadienne des grains (CCG). Le Programme de perfectionnement des inspecteurs des grains est un programme de formation interne pour les inspecteurs des grains. Ce programme a été retenu aux fins d’évaluation, car il est considéré comme une activité de contrôle essentielle à la bonne exécution du mandat de la Commission canadienne des grains, tel qu’il est énoncé dans la Loi sur les grains du Canada, et à la réalisation des objectifs de son programme d’assurance de la qualité.
L’évaluation a été menée conformément à la Politique sur les résultats du Conseil du Trésor, qui exige que les ministères mesurent et évaluent le rendement, puis utilisent les renseignements obtenus afin de gérer et d’améliorer les programmes, les politiques et les services. L’équipe des Services d’audit et d’évaluation de la Commission canadienne des grains a mené l’évaluation au cours des exercices 2022-2023 et 2023-2024, dans le cadre du plan d’audit et d’évaluation axé sur les risques de la Commission canadienne des grains.
Les conclusions et les recommandations de l’évaluation sont destinées à éclairer les décisions actuelles et futures en matière de programmes et de politiques. Il s’agit de la première évaluation indépendante de ce programme par l’équipe des Services d’audit et d’évaluation de la Commission canadienne des grains.
Méthode
L’évaluation a porté sur la pertinence, le rendement et l’efficacité du programme. Pour garantir la fiabilité et la validité des données et des renseignements, l’évaluation s’est appuyée sur plusieurs sources de données et a triangulé les résultats pour étayer l’évaluation. L’équipe d’évaluation a étudié plusieurs sources de données, notamment l’examen des renseignements sur le programme, l’examen des documents, les données existantes, les entretiens avec des informateurs clés et un sondage anonyme en ligne auprès des stagiaires.
Principales conclusions et recommandations
Le détail des conclusions, des recommandations et des réponses des plans d’action de la direction se trouve à l’annexe 1.
| Principale conclusion | Recommandation |
|---|---|
| Pertinence | |
| Le programme doit continuer de soutenir la prestation des services de la CCG et les intervenants externes. L’évaluateur n’a pas été en mesure de trouver d’autres programmes qui offrent un niveau de formation semblable. | Continuer d’améliorer le programme en suivant les recommandations visant à l’améliorer ou à le renforcer. |
| Le programme est en harmonie avec les priorités, les rôles et les responsabilités du gouvernement. | Continuer d’améliorer le programme en suivant les recommandations visant à l’améliorer ou à le renforcer. |
| Rendement | |
| Dans l’ensemble, les personnes sondées et interrogées estimaient que le programme pouvait être raccourci dans le but éventuel d’augmenter le nombre de diplômés pour contribuer à l’inspection des grains sans compromettre la qualité de la formation. | Envisager l’idée de raccourcir le programme en fonction des possibilités fondées sur des données probantes qui sont présentées. |
| Les stagiaires quittent le programme principalement après avoir démissionné. Les informateurs clés ont indiqué que ce phénomène était surtout dû à des facteurs externes au programme. Les principaux facteurs en cause sont la nature du travail, le processus d’embauche et la rémunération, plutôt que le programme lui-même. Les informateurs clés estimaient que les processus de recrutement pourraient mieux informer les candidats sur les réalités du travail et de l’environnement de travail. | Mettre à jour les activités de diffusion liées au recrutement de participants au PPIG (externes au programme) afin d’y inclure une description plus réaliste du travail et de l’environnement de travail. Examiner de nouvelles façons d’attirer et d’engager les candidats éventuels les plus aptes. Continuer de valoriser les expériences antérieures, comme celle en lien avec l’industrie et l’agriculture. Améliorer l’information relative au programme se trouvant sur le site Web de la Commission canadienne des grains. On tente actuellement de recruter des candidats de manière ciblée et de faire connaître le programme en ligne et par l’entremise des médias sociaux. |
| Analyser les données sur la rétention des stagiaires du PPIG afin de mieux comprendre à quelle étape les candidats quittent le programme. Étudier et approfondir la question de la perte de candidats du PPIG, notamment le lien possible déjà mis en évidence entre celle-ci et la rémunération. | |
Les stagiaires répondants ont estimé qu’il fallait consacrer plus de temps et d’attention aux tâches propres au milieu portuaire et à l’expédition. De plus, la plupart des groupes d’inspecteurs et de spécialistes et de superviseurs des opérations ont cerné deux domaines à améliorer :
|
Ajouter des modules structurés et une évaluation officielle des tâches propres au milieu portuaire, comme des exemples de tâches liées au chargement des navires, à l’expédition et à l’exportation (y compris les tolérances d’exportation en plus des tolérances à l’arrivage), à l’administration, à la paperasse, aux formulaires et à l’utilisation de l’application OSCAR, qui peuvent varier d’un silo terminal à l’autre. |
|
Une fois que les stagiaires ont terminé le programme, ils passent souvent à un rôle de leader ou de mentor dans le travail opérationnel et commencent à encadrer des stagiaires. Bien qu’ils dirigent/encadrent d’autres personnes, certains d’entre eux ne reçoivent pas toujours une formation officielle de supervision. Les intervenants internes travaillant directement avec les stagiaires ont déterminé qu’il fallait accorder plus d’attention aux compétences comportementales et ajouter une formation pour les compétences relatives au leadership, à la supervision et au savoir-être. |
Ajouter des modules de formation dans les domaines du mentorat, de la communication et de la rétroaction afin d’améliorer le soutien à la transition des diplômés du PPIG vers des rôles de mentorat et de leadership. S’assurer que les diplômés du PPIG qui ont un rôle de supervision reçoivent une formation officielle en matière de supervision. |
| Efficacité et amélioration du programme | |
| Dans l’ensemble, les stagiaires se sentent soutenus par leurs formateurs et sont satisfaits de l’encadrement reçu aux installations portuaires. Le programme pourrait être amélioré en augmentant le nombre de formateurs en général et dans les deux langues officielles. Il y a peu d’obstacles à la formation officielle offerte aux formateurs du programme. | Continuer d’embaucher davantage de formateurs dans les deux langues officielles (en cours). |
| Ajouter une formation officielle pour les formateurs dans les domaines de la formation et de l’apprentissage. Au besoin, ajouter des modules de formation personnalisés pour une mise à jour continue. | |
| 8. La documentation n’est pas suffisamment cohérente et précise. Tous les éléments sont là, mais on peut les utiliser différemment d’un endroit à l’autre. Il pourrait être avantageux d’élaborer une grille de compétences pour le programme pour plus de précision et de cohérence. | Restructurer les documents du programme pour en faire une grille de compétences, en comblant les lacunes au besoin. Ce document devrait décrire les compétences requises, les critères d’évaluation des compétences et les outils d’évaluation utilisés pour chacune d’elles. La grille de compétence devrait fournir plus de précision aux parties afin d’assurer la cohérence quant aux compétences et aux aptitudes nécessaires pour progresser dans le programme. Elle devrait contenir les modifications recommandées dans le cadre de l’évaluation du programme. |
| L’évaluation a permis de découvrir des éléments justifiant un examen approfondi des modalités du cadre et de la feuille de route du Programme de perfectionnement des inspecteurs des grains. Il est possible que certaines pratiques du programme aient évolué, et que les technologies émergentes aient créé de nouvelles possibilités. Les recommandations faites dans le cadre de l’évaluation pourraient entraîner la révision et la mise à jour des documents de gouvernance. |
Réviser et mettre à jour les documents de gouvernance en accordant une attention particulière à ces domaines supplémentaires qui n’ont pas encore été couverts par les plans d’action de la direction précédents :
|
| Dans le cadre du programme, on ne recueille pas régulièrement les commentaires des stagiaires et des intervenants internes en vue de continuer à améliorer le programme. | Mettre en place un mécanisme officiel de rétroaction pour recueillir les commentaires des stagiaires et des inspecteurs en vue de continuer à améliorer le programme. Un mécanisme confidentiel de rétroaction veillerait à ce que tout le monde ait la possibilité de soumettre des commentaires. |
| L’évaluation du programme a permis de dégager d’autres occasions de mettre à jour et de moderniser le matériel de formation, tout en reconnaissant les progrès importants réalisés récemment et le niveau élevé de satisfaction à l’égard du matériel de formation. | Continuer de moderniser le matériel de formation (y compris le matériel d’autoformation) et d’explorer l’utilisation de nouvelles technologies de formation. Actualiser les échantillons de cultures et fournir un ensemble complet de trousses de formation à chaque emplacement doté d’un personnel permanent. |
| L’évaluateur a constaté que les données du programme n’étaient pas facilement accessibles. | Accorder un soutien administratif supplémentaire pour concevoir et entretenir une base de données exhaustive du programme afin de renforcer la surveillance du programme et la prise de décision. Le système doit fournir des renseignements à jour et facilement accessibles sur les étudiants, notamment en ce qui concerne la rétention et la perte de stagiaires. Compte tenu des autres recommandations, notamment la modernisation et l’organisation du programme, il pourrait être avantageux d’envisager l’utilisation d’un système de gestion de l’apprentissage. |
Conclusion
L’évaluateur du programme a constaté que le programme est toujours nécessaire, qu’il est utilisé et qu’il correspond aux priorités, aux rôles et aux responsabilités de la Commission canadienne des grains. La présente évaluation contient des recommandations visant à améliorer le programme dans les domaines du rendement et de l’efficacité, qui nécessitent un plan d’action de la direction.
1.0 Introduction
1.1 Objectif de l’évaluation
Le présent rapport fait état des résultats de l’évaluation du Programme de perfectionnement des inspecteurs des grains de la Commission canadienne des grains. Le PPIG est un programme de formation interne pour les inspecteurs des grains. Ce programme a été retenu aux fins d’évaluation, car il est considéré comme une activité de contrôle essentielle à la bonne exécution du mandat de la Commission canadienne des grains, tel qu’il est énoncé dans la Loi sur les grains du Canada, et à la réalisation des objectifs de son programme d’assurance de la qualité.
L’évaluation a été menée conformément à la Politique sur les résultats du Secrétariat du Conseil du Trésor, qui exige que les ministères mesurent et évaluent le rendement, puis utilisent les renseignements obtenus afin de gérer et d’améliorer les programmes, les politiques et les services. L’équipe des Services d’audit et d’évaluation de la Commission canadienne des grains a réalisé cette évaluation au cours des exercices 2022-2023 et 2023-2024, dans le cadre du plan d’audit et d’évaluation axé sur les risques de la CCG. L’évaluation a porté sur les domaines suivants :
- pertinence,
- rendement,
- efficacité et amélioration.
De plus, le responsable des processus opérationnels a relevé les domaines d’intérêt suivants :
- recommandations quant à la durée du programme; y compris les possibilités de rationaliser le programme sans nuire à la qualité des résultats de la formation;
- recommandations quant à la pratique fondée sur le mérite qui consiste à accélérer ou à raccourcir le programme pour les étudiants qui excellent;
- recommandations quant à l’adaptation des pratiques de formation actuelles aux différences locales. La formation est actuellement la même, peu importe l’emplacement géographique;
- recommandations quant aux lacunes du programme relativement au taux d’attrition avant et après l’obtention du diplôme et à la perte d’investissement qui en découle en matière de formation et de ressources humainesRetour à la référence de la note de bas de page1.
Les conclusions et les recommandations de l’évaluation sont destinées à éclairer les décisions actuelles et futures en matière de programmes et de politiques. Il s’agit de la première évaluation indépendante de ce programme par l’équipe des Services d’audit et d’évaluation de la Commission canadienne des grains.
1.2 Portée de l’évaluation
L’évaluation tient compte des données et des informations relatives à la période comprise entre le lancement du programme en janvier 2014 et l’exercice 2021-2022, tout en s’appuyant, le cas échéant, sur des renseignements plus récents.
1.3 Contexte
Selon les termes de la Loi sur les grains du Canada, « la Commission canadienne des grains a pour mission de fixer et de faire respecter, au profit des producteurs de grain, des normes de qualité pour le grain canadien et de régir la manutention des grains au pays afin d’en assurer la fiabilité sur les marchés intérieurs et extérieurs ».
Programme d’inspection de la CCG
Les inspecteurs des grains de la Commission canadienne des grains jouent un rôle essentiel dans la réalisation de la mission de la CCG. Ils doivent veiller à ce que le grain exporté à partir des ports canadiens soit salubre, fiable et commercialisable, et à offrir des services aux Canadiens et aux producteurs de grain canadiens par l’entremise de notre programme d’assurance de la qualité.
Le grain canadien exporté par navire doit être inspecté par la Commission canadienne des grains. Cette inspection officielle du grain est exigée aux termes de la Loi sur les grains du Canada. Les expéditions vers les États-Unis font exception à cette exigence. Lors du chargement de chaque navire à un silo terminal, un représentant de la Commission canadienne des grainsRetour à la référence de la note de bas de page2 :
- prélève un échantillon officiel à chaque intervalle de 2000 tonnes, tout au long du chargement;
- procède à l’inspection des échantillons prélevés à intervalles de 2000 tonnes.
2.0 Profile du programme
2.1 Activités du programme
L’objectif principal du Programme de perfectionnement des inspecteurs des grains est de veiller à ce que la Commission canadienne des grains attire, forme et conserve les talents nécessaires pour s’acquitter de ses fonctions en matière d’inspection des grains et remplir sa mission en vertu de la Loi sur les grains du CanadaRetour à la référence de la note de bas de page3. Le personnel entre dans le programme grâce à un processus d’embauche par concours. Le programme est conçu pour délivrer des diplômes à des inspecteurs entièrement formés de niveau PI-03 après 4 ans de formation pratique. Il est impossible de demeurer indéfiniment au niveau PI-01 ou PI-02Retour à la référence de la note de bas de page4.
2.1.1 Modèle logique du programme
Un modèle logique est une carte routière visuelle illustrant comment le programme devrait atteindre les résultats escomptés. Il illustre les relations causales prévues entre les activités, les extrants et les résultats du programme. Le modèle logique du programme présenté dans le graphique 1 a été élaboré conjointement par l’évaluateur et le groupe de travail chargé de l’évaluation. Il décrit les activités et les extrants du programme ainsi que les résultats immédiats, intermédiaires et à long terme.
Figure 1 : Modèle logique du Programme de perfectionnement des inspecteurs des grains

Remarque : Les décisions relatives au recrutement et à l’embauche ne sont pas prises dans le cadre du programme, elles sont plutôt prises par le directeur, Services à l’industrie, et par l’équipe régionale de gestion.
Remarque : Ce ne sont pas tous les inspecteurs qui ont suivi le PPIG, certains ont terminé leur formation avant le lancement du programme en 2014.
2.2 Description du programme
Les stagiaires qui participent au programme sont embauchés à des postes de niveau PI-01. Au cours du programme, ils passent ensuite au niveau PI-02 et finalement au niveau PI-03, à titre d’inspecteur des grains, sans qu’il soit nécessaire de recourir à d’autres processus d’embauche. Les stagiaires sont en probation tout au long du programme; ils travaillent généralement deux ans comme stagiaire au niveau PI-01 avant d’occuper un poste de niveau intermédiaire, PI-02, pendant deux autres années. Le programme doit être terminé en quatre ans.
Le programme permet de suivre et de favoriser les progrès des stagiaires dans l’acquisition des compétences techniques et comportementales en matière d’inspection exigées des Services à l’industrieRetour à la référence de la note de bas de page5. Tous les stagiaires disposent d’un plan d’apprentissage personnalisé qui décrit les compétences qu’ils doivent acquérir. La formation est donnée par le gestionnaire du programme et des formateurs, et est agrémentée d’une formation sur le terrain et d’un encadrement offert par des inspecteurs des grains chevronnés. La formation alterne entre l’étude, la révision et l’évaluation en classe et l’apprentissage pratique dans l’environnement de travail.
L’autoapprentissage est un élément clé du programme. Les stagiaires sont censés agir de leur propre chef pour progresser dans leur apprentissage. On détermine l’avancement en fonction des compétences nécessaires acquises. Il est possible que les stagiaires motivés terminent le programme plus rapidement que prévu, soit en moins de 48 mois.
On compte parmi les méthodes d’évaluation officielles, des tests pratiques et des examens d’élimination (examens-barrière) en première et en deuxième année. Les examens d’élimination sont généralement réalisés au 12e et au 24e mois du programme. Pour réussir ces examens d’élimination et passer à la prochaine année du programme, les stagiaires doivent :
- obtenir une note de 70 % à l’examen d’élimination (ceux qui ont obtenu entre 60 % et 69,9 % lors de leur première tentative peuvent repasser l’examen une fois).
- obtenir le niveau « opérationnel » pour les compétences techniques et le niveau « bien » pour les compétences comportementales.
Le parcours des stagiaires est évalué périodiquement grâce à des ententes sur le rendement et l’apprentissage. Ainsi, les formateurs et les stagiaires peuvent cerner les compétences nécessitant davantage de travail. De plus, les participants reçoivent continuellement de la rétroaction des inspecteurs des grains, des inspecteurs des grains surveillants, des spécialistes et des formateurs.
Pour obtenir leur diplôme, les stagiaires sont évalués par leur équipe de formateurs, de mentors et de gestionnaires. Cette équipe se réunit lorsque le stagiaire en est au 40e mois du programme (en moyenne) pour discuter des progrès réalisés par le participant. Elle se réunit à nouveau au 48e mois pour discuter du rendement global de chaque participant durant le programme afin de déterminer si le stagiaire devrait être promu inspecteur des grains de niveau PI-03Retour à la référence de la note de bas de page6. Comme ce programme vise à répondre aux besoins opérationnels, tous les participants qui le réussissent sont promus au niveau PI-03.
À la fin de l’exercice 2021-2022, le programme avait permis de former 29 inspecteurs des grains pleinement qualifiés.
2.3 Ressources et financement du programme
Le gestionnaire du programme travaille au sein de la division des Services à l’industrie et relève de l’inspecteur en chef des grains (Services à l’industrie). Le programme bénéficie également du soutien d’autres employés administratifs, de formateurs, d’employés des Ressources humaines et du personnel d’inspection. Au moment de réaliser l’évaluation, il y avait sept formateurs au total : deux dans la région de l’Ouest, trois dans la région de l’Est et deux à Winnipeg. Les stagiaires sont aussi supervisés et encadrés par des inspecteurs des grains, des inspecteurs des grains surveillants, des spécialistes de l’inspection et des superviseurs des opérations, ainsi que des gestionnaires régionaux qui ne font pas partie du programme, mais qui travaillent au sein de la division des Services à l’industrie.
Le PPIG et l’inspection officielle des grains sont étroitement liés et difficilement dissociables, car le personnel d’inspection participe activement à l’encadrement des stagiaires et à la rétroaction. Les stagiaires sont également un élément clé de la prestation des services d’inspection. Plusieurs décisions clés touchant le Programme de perfectionnement des inspecteurs des grains ne sont pas prises dans le cadre du programme, comme celles concernant l’embauche, le budget, la planification de la relève, la dotation, l’avancement, le calendrier, les déplacements et les mesures disciplinaires.
2.4 Budget du programme
Les coûts du programme ne relèvent pas d’un centre de coûts distinct. Dans le cadre de la présente évaluation, la division des Services à l’industrie a estimé les coûts du programme en s’efforçant de les répartir entre la prestation de services et la formation. Cette estimation comprend une partie des salaires des stagiaires et des formateurs, des frais de déplacement aux fins de formation et du matériel de formation.
Selon cette estimation globale, le programme a coûté environ 8 millions de dollars sur neuf ans. Les coûts annuels de l’année la plus récente comprise dans l’évaluation (exercice 2021-2022) s’élevaient à environ 1 million de dollars. L’Annexe 2 présente une estimation détaillée des coûts du programme au fil du temps.
3.0 Méthode
L’évaluation s’est appuyée sur de multiples sources de données et des constatations triangulées pour garantir la fiabilité et la validité des données et de l’information. L’équipe d’évaluation a examiné les sources de données suivantes :
- examen de l’information sur le programme;
- examen des documents;
- données existantes;
- entrevues avec les informateurs clés réalisées auprès des formateurs et d’intervenants internes et externes;
- sondage réalisé auprès des stagiaires.
L’évaluation des données existantes et des documents a porté notamment sur les documents internes, les lois et les documents d’orientation pertinents, les rapports et les articles.
De nouvelles données ont été recueillies grâce aux entrevues avec les informateurs clés et un sondage envoyé par courriel à tous les stagiaires.
Pour obtenir une liste complète des sources de données et en savoir plus l’information recueillie, consultez l’Annexe 3 : Méthode.
4.0 Conclusions de l’évaluation
4.1 Pertinence
4.1.1 Nécessité de conserver le programme
L’évaluation du programme a permis de trouver de nombreuses preuves de différentes sources que le programme continue d’être bien exploité et qu’il est toujours nécessaire à la Commission canadienne des grains.
Les stagiaires, les formateurs, les inspecteurs, les spécialistes et les superviseurs des opérations, et les intervenants externes ont tous indiqué que le programme fonctionnait bien et qu’il atteignait les objectifs fixés. Tous les groupes d’informateurs clés ont estimé que le programme était toujours nécessaire.
Dans l’ensemble, les stagiaires sondés ont indiqué qu’ils étaient bien préparés aux évaluations et qu’ils étaient prêts à remplir leurs fonctions aux installations portuaires.
Le point de vue des intervenants externes a été recueilli grâce à l’évaluation d’anciennes consultations publiques et à des entrevues avec les informateurs clés réalisées directement auprès des intervenants. Plusieurs intervenants externes ont indiqué vouloir obtenir de l’aide et du soutien dans le cadre du programme de la CCG dans le futur. Un grand nombre des intervenants externes interrogés ont souligné que les leurs programmes de formation interne pour le personnel étaient fondés sur le matériel, sur le site Web externe et sur le travail d’anciens employés ou d’employés retraités de la CCG, qui ont élaboré ou donné des formations sur l’inspection des grains à leurs employés. Les intervenants internes et externes interrogés considéraient également le Programme de perfectionnement des inspecteurs des grains comme étant unique et qu’il ne chevauche pas d’autres programmes ou initiatives.
Conclusion : Le programme doit continuer de soutenir la prestation des services de la Commission canadienne des grains et les intervenants externes. L’évaluateur n’a pas été en mesure de trouver d’autres programmes qui offrent un niveau de formation semblable à celui de la CCG.
Recommandation : Continuer d’améliorer le programme en suivant les recommandations visant à l’améliorer ou à le renforcer.
4.2 Harmonisation avec les priorité, rôles et responsabilités du gouvernement
Le programme appuie la mission de la Commission canadienne des grains et les rôles et les responsabilités du gouvernement fédéral.
La Loi sur les grains du Canada est la loi fédérale qui définit et décrit les rôles et les responsabilités de la CCG. Voici la mission de cette dernière, comme indiqué à l’article 13 de la Loi :
« […] de fixer et de faire respecter, au profit des producteurs de grain, des normes de qualité pour le grain canadien et de régir la manutention des grains au pays afin d’en assurer la fiabilité sur les marchés intérieur et extérieur ».
Le Rapport sur les résultats ministériels de 2021 à 2022 de la CCG décrit la responsabilité essentielle de l’organisation comme suit :
« […] s’assurer que les marchés nationaux et internationaux considèrent le grain canadien comme étant fiable et salubre, et que les producteurs sont dûment rémunérés pour leur grain ».
Le Programme de perfectionnement des inspecteurs des grains soutient directement la mission et la responsabilité essentielle. Les stagiaires contribuent à la prestation des services d’inspection durant leur formation et une fois qu’ils sont des inspecteurs des grains pleinement qualifiés, veillant ainsi à la fiabilité et à la salubrité du grain canadien destiné aux marchés nationaux et internationaux.
Grâce à son approche en matière de formation et d’encadrement et à son lien avec le programme d’inspection, le Programme de perfectionnement des inspecteurs des grains soutient aussi les secteurs prioritaires clés de la CCG, tels qu’ils sont décrits dans le Plan stratégique pour l’exercice 2023-2024Retour à la référence de la note de bas de page7.
- Moderniser le cadre de réglementation et les services de la CCG.
- Faire de la CCG un chef de file mondial dans le domaine de la science des grains.
- Renforcer les relations de la CCG avec les intervenants, en mettant l’accent sur les producteurs canadiens.
- Attirer des employés et les maintenir en poste dans un marché concurrentiel.
Conclusion : Le programme est en harmonie avec les priorités, les rôles et les responsabilités du gouvernement.
Recommandation : Continuer d’améliorer le programme en suivant les recommandations visant à l’améliorer ou à le renforcer.
La prochaine section du rapport recense les domaines dans lesquels le programme peut être amélioré ou renforcé.
4.3 Rendement
4.3.1 Le programme d’inspection est soutenu par le Programme de perfectionnement des inspecteurs des grains
Dans l’ensemble, les informateurs clés avaient l’impression que le programme peinait parfois à produire suffisamment d’inspecteurs pleinement qualifiés dans certaines régions et certains domaines pour répondre à la demande actuelle et future de la CCG en matière d’inspecteurs formés. Il est possible que cela entraîne une pénurie d’inspecteurs pleinement qualifiés dans certaines régions ainsi que durant la haute saison d’expédition du grain, et fasse en sorte que l’on ait davantage recours aux heures supplémentaires. Lorsqu’ils ont été interrogés, la majorité des intervenants externes ne connaissaient pas suffisamment le programme de formation et n’ont pas fait part de l’incidence de ce dernier sur le service.
Voici les éléments qui ont une incidence sur la capacité du programme à produire suffisamment de diplômés :
- le nombre d’embauches dans le programme;
- les retraites à venir;
- la compétence des nouveaux employés;
- la durée du programme;
- le taux de rétention.
La plupart de ces éléments ne relèvent pas du programme. Deux des principaux facteurs présentés, qui relèvent du programme, sont la durée du programme et le taux de rétention.
4.3.1.1 Durée du programme
Presque tous les stagiaires sondés, et la plupart des formateurs, des inspecteurs, des spécialistes et des superviseurs des opérations interrogés, estimaient que le programme pouvait être plus court que la durée prévue, soit quatre ans, sans compromettre la qualité des résultats de la formation en faisant passer les stagiaires plus rapidement d’une étape à l’autre et en évitant d’omettre les compétences essentielles. Quelques-unes des personnes interrogées considéraient que les quatre années du programme étaient nécessaires.
Conclusion générale : Dans l’ensemble, les personnes sondées et interrogées estimaient que le programme pouvait être raccourci dans le but éventuel d’augmenter le nombre de diplômés pour contribuer à l’inspection des grains sans compromettre la qualité de la formation.
Recommandation globale : Envisager l’idée de raccourcir le programme en fonction des possibilités fondées sur des données probantes qui sont présentées ci-dessous.
Possibilité 1 : Avancement en fonction des compétences
Les informateurs clés ont indiqué que certains stagiaires pouvaient terminer le programme plus rapidement si on leur permettait de progresser à leur propre rythme, soit dès qu’une compétence est maîtrisée plutôt qu’en fonction d’un calendrier fixe. Les stagiaires qui maîtrisent à la fois les compétences comportementales et techniques ou qui ont de l’expérience dans le domaine de l’agriculture ou dans un autre domaine pertinent pourraient franchir plus rapidement les étapes du programme. Actuellement, on se base sur les compétences ou sur l’expérience antérieure pour déterminer si les stagiaires peuvent progresser plus rapidement. Les processus internes contribuant à cette décision ne sont pas bien définis ni communiqués.
Les entrevues avec les informateurs clés montrent que les stagiaires progressent à des rythmes différents et que le programme devrait en tenir compte. Toute opposition à ce processus repose sur un manque de transparence et de clarté quant au fonctionnement de la formation accélérée. Les informateurs clés (les intervenants internes) ont souligné que les stagiaires progressant plus rapidement ne doivent pas sauter d’étape. L’avancement en fonction des compétences permet aux stagiaires ayant un rendement et des compétences suffisants ou une expérience antérieure de progresser lorsqu’ils sont prêts.
Les documents portant sur le programme encouragent le recours à une approche accélérée en fonction des compétences. L’avancement est fondé sur le mérite, et le calendrier est flexible, selon la région et le niveau de compétence de chaque participantRetour à la référence de la note de bas de page8.
Observation : Les formateurs sont tous pour le recours à une formation accélérée. Les inspecteurs, les spécialistes et les superviseurs des opérations y sont également presque tous favorables.
Possibilité : Étudier la possibilité pour les stagiaires intéressés de demander un avancement en fonction de leurs compétences, en étendant la pratique actuelle quant à la formation accélérée. Élaborer un processus de demande clair et transparent et des lignes directrices en ce qui concerne l’admissibilité. Veiller à ce que les stagiaires ne sautent pas d’étapes durant le programme, mais à leur permettre de les franchir s’il y a lieu.
Possibilité 2 : Adapter le programme à des régions précises
Les groupes d’informateurs clés ont donné des réponses mitigées lorsqu’ils ont été interrogés sur cette pratique. La majorité était favorable à cette approche ou considérait qu’elle était déjà mise en œuvre en raison des réalités des différents lieux de travail, comme la variation entre les produits, les calendriers, le rythme des inspections, etc. La minorité n’était pas en faveur de cette approche ou estimait qu’elle présentait un inconvénient, car elle limite la capacité de la Commission canadienne des grains à transférer son personnel d’une région à l’autre.
Les groupes de formateurs, d’inspecteurs et de spécialistes et de superviseurs des opérations n’étaient pas tous du même avis à ce sujet, mais 81 % des inspecteurs de la région de l’Est étaient pour l’adaptation du programme en fonction du type de culture. Cette approche permettrait aux stagiaires d’effectuer les inspections uniquement dans le cas du maïs et du soja. On considère que le maïs et le soja sont moins difficiles à classer que d’autres grains, comme le blé. Parmi les inconvénients liés à l’adaptation du programme, on compte la perte de la capacité à transférer le personnel d’une région à l’autre et les problèmes d’équité et de rémunération. Cette adaptation permettrait toutefois d’accélérer la formation et de réduire les pénuries de personnel. Les inspecteurs de la région de l’Ouest se sont montrés moins favorables à cette option; seulement 44 % d’entre eux l’appuyaient.
Observation : Certaines personnes soutenaient l’idée d’adapter le programme pour des raisons précises dans le but d’accélérer l’intervention des inspecteurs intérimaires uniquement dans le cas du maïs et du soja dans la région de l’Est.
Possibilité : Étudier l’idée d’une formation progressive pour le classement du maïs et du soja dans la région de l’Est. Les stagiaires devront quand même terminer l’ensemble du programme, tout en étant en mesure d’agir à titre d’inspecteur intérimaire uniquement pour les expéditions de maïs et de soja jusqu’à ce qu’ils aient terminé leur formation sur les 21 grains réglementés.
Possibilité 3 : Recourir à des assistants à l’inspection des grains
Un autre thème récurrent chez les informateurs clés était le recours à des assistants à l’inspection des grains durant la haute saison d’expédition du grain afin de permettre aux stagiaires de se concentrer sur la formation et l’encadrement aux installations portuaires. Jusqu’à maintenant, la région de l’Ouest est la seule à avoir eu recours à des assistants à l’inspection des grains. Les formateurs avaient des opinions mitigées à ce sujet. Les inspecteurs étaient favorables à cette pratique. Le groupe des spécialistes et des superviseurs avait lui aussi des avis partagés.
Dans l’ensemble, la majorité des informateurs clés estimaient que l’ajout d’assistants à l’inspection des grains durant la haute saison réduisait les répercussions de cette période sur la formation. Les informateurs clés ont indiqué que la haute saison avait des répercussions négatives sur la formation en raison du manque de personnel et des charges de travail accrues, et que le fait de recourir à des assistants à l’inspection des grains pourrait aider à les atténuer. Les informateurs clés contre cette pratique avaient tendance à citer la nécessité que la Commission canadienne des grains se dote d’inspecteurs des grains pleinement qualifiés plutôt que d’inspecteurs de niveau PI-01. D’autres estimaient que les inspecteurs de niveau PI-01 ont leur place et leur rôle à jouer.
Les informateurs clés ont également souligné que les assistants à l’inspection des grains pouvaient constituer un bon bassin de candidats pour le Programme de perfectionnement des inspecteurs des grains, et que ce poste pourrait constituer un tremplin pour le programme. Le fait d’embaucher temporairement des assistants à l’inspection des grains, pour une période de 90 jours, permet à la Commission canadienne des grains et au candidat d’évaluer l’intérêt et l’aptitude de ce dernier avant qu’il n’intègre le Programme de perfectionnement des inspecteurs des grains.
Observation : Certaines personnes sont d’accord pour que l’on continue de faire appel à des assistants à l’inspection des grains pour alimenter le Programme de perfectionnement des inspecteurs des grains et pour fournir un soutien saisonnier. Les informateurs clés ont souligné que, grâce aux assistants à l’inspection des grains, les stagiaires pouvaient se concentrer sur la formation et l’encadrement aux installations portuaires.
Possibilité : Étudier la possibilité de faire appel de manière limitée à des assistants à l’inspection des grains.
Possibilité 4 : Intensité du programme
Les informateurs clés avaient tendance à soutenir l’ajout de séances de formation pour raccourcir le programme. Les intervenants internes estimaient qu’au fil du temps, les stagiaires étaient moins enclins à apprendre par eux-mêmes et à faire preuve d’initiative. Voici quelques suggestions pour remédier à cette situation :
- exploiter de manière plus structurée les temps morts et la supervision aux installations portuaires pour intensifier le programme;
- encourager l’autoapprentissage du Guide officiel du classement des grains;
- augmenter la communication entre les formateurs et le personnel aux installations portuaires;
- accroître la présence des formateurs aux installations portuaires;
- mettre en œuvre des options d’apprentissage en ligne.
Le groupe des spécialistes et des superviseurs des opérations était d’avis que la formation technique pouvait être accélérée, mais qu’il était primordial de continuer de veiller à ce que les stagiaires acquièrent suffisamment d’expérience en milieu portuaire.
Observation 1 : Les informateurs clés estimaient qu’on pouvait raccourcir la durée du programme en ajoutant des séances de formation pendant les temps morts entre le chargement des navires et la basse saison. Ils ont suggéré que le programme repose moins sur l’autoapprentissage pendant les temps morts et porte plus sur l’intensification avec une structure et une supervision accrues. Il s’agit d’une préoccupation plus important dans la région de l’Ouest que dans celle de l’Est.
Possibilité 1 : Augmenter le nombre de formateurs en mettant l’accent sur la mise en œuvre des changements suivants :
- accroître la supervision et l’apprentissage structuré pendant les temps morts aux installations portuaires;
- confier du travail aux stagiaires et s’assurer qu’ils disposent des modules requis en vue de l’autoapprentissage;
- mettre l’accent sur l’initiative et l’éthique professionnelle, car s’ils ne sont pas supervisés ou si on ne leur confie pas de travail, les stagiaires n’exploitent pas toujours efficacement les temps morts; les informateurs clés ont mentionné qu’il fallait davantage de structure;
- accroître la présence des formateurs aux installations portuaires; il faut que les formateurs se rendent plus souvent aux emplacements où il n’y a pas de formateur attitré;
- planifier des séances avec des inspecteurs et des spécialistes;
- étudier la possibilité d’offrir la formation en dehors des quarts de travail de jour, en tenant compte des répercussions des quarts de travail de nuit et de soir sur la formation; ce qui n’est peut-être pas réalisable considérant les ressources actuelles en matière de formation.
Observation 2 : Les formateurs et les inspecteurs interrogés étaient partagés quant à savoir si la haute saison avait des répercussions négatives sur la formation. Plus de 75 % des stagiaires sondés estimaient que c’était le cas. D’après eux, ces répercussions étaient plus importantes dans la région de l’Est que dans celle de l’Ouest. Pendant la haute saison, la progression des stagiaires a parfois été ralentie ou perturbée par une charge de travail plus élevée, une moins grande disponibilité des encadreurs et un report de la formation officielle.
Possibilité 2 : Prévoir de la formation durant la basse saison pour limiter ces répercussions. On se concentre sur la formation officielle pendant la basse saison et sur le chargement des navires et la prestation des services pendant la haute saison, faisant ainsi en sorte que les encadreurs soient disponibles pour les stagiaires. Limiter l’accueil de nouveaux stagiaires pendant la haute saison.
Observation 3 : La formation officielle est la même pour tous les stagiaires, ce qui n’est pas le cas de la formation pratique en cours d’emploi, qui peut varier en fonction des imprévus et selon la région, le quart, le silo, la météo, le produit, le calendrier et les exigences opérationnelles. Le calendrier peut aussi avoir un effet sur le temps que le PI-04 passe avec le stagiaire et le temps passé aux différentes installations portuaires (exposition à différents produits et environnements). On a remarqué que les quarts de nuit et de soir avaient des répercussions négatives sur l’apprentissage.
Possibilité 3 : Remettre l’accent sur la planification afin d’optimiser la formation. Faire alterner les stagiaires entre les différents emplacements et veiller à ce qu’ils soient encadrés le plus souvent possible par l’inspecteur des grains surveillant (PI-04). Lors de la planification, il faut tenir compte des répercussions négatives et des ressources limitées en matière de formation durant les quarts de travail de nuit et de soir.
Observation 4 : Les stagiaires ont les mêmes occasions d’apprentissage, mais ils n’ont pas le même degré d’initiative et ils ne profitent pas des temps morts et des possibilités d’autoapprentissage de la même façon.
Possibilité 4 : Accroître l’intensité, la structure et la supervision du programme afin d’encourager les stagiaires à profiter des possibilités d’autoapprentissage.
4.3.1.2 Rétention des stagiaires du PPIG
La rétention des stagiaires a également une incidence sur la capacité du programme à pérenniser et à soutenir l’inspection. Elle est un élément clé du programme, car elle permet de former suffisamment d’inspecteurs qualifiés pour répondre aux demandes en matière de prestation de services.
Les informateurs clés interrogés ont souligné que les stagiaires abandonnaient surtout le programme en raison de la nature du travail et, plus précisément, des fausses idées à ce sujet. Tous les groupes d’informateurs clés étaient de cet avis. Les idées fausses sur la nature du travail font en sorte que des stagiaires sont embauchés, puis abandonnent le programme parce que le travail ou l’environnement de travail ne leur convient pas.
Pour éviter cette situation, il faut continuer à améliorer la transparence des processus d’embauche, en plus d’assurer des communications et une exposition plus directes, en ce qui concerne la nature du travail et l’environnement portuaire (vidéos, etc.). Une option serait de cibler les candidats ayant déjà de l’expérience en milieu industriel ou agricole, ce qui permettrait de sélectionner des candidats qui sont plus à même de suivre le programme. Recruter dans les écoles secondaires ou dans le cadre de foires d’emplois pourrait contribuer à élargir le bassin des stagiaires éventuels. On pourrait utiliser des publicités ciblées en ligne et les médias sociaux pour que le programme soit plus connu.
Une rémunération inadéquate ferait également partie des raisons pour lesquelles les stagiaires abandonnent le programme; certains candidats le quittent pour des postes mieux payés au gouvernement fédéral ou dans d’autres secteurs. Plus de la moitié des stagiaires sondés (55 %) estimaient que leur salaire était bas par rapport à leurs autres possibilités d’emploi. Cela pourrait varier selon l’emplacement du silo terminal.
Des données fournies par le gestionnaire du programme montrent que le taux de rétention du programme depuis sa création est d’environ 60 % dans la région de l’Est et 73 % dans celle de l’Ouest (qui comprend Winnipeg). Les stagiaires qui quittent le programme le font principalement à la suite d’une démission. On ne sait pas exactement à quelle étape du programme les stagiaires démissionnent.
On a comparé les départs des employés inscrits au programme à l’Aperçu démographique de la fonction publique du Canada, 2021 du Secrétariat du Conseil du TrésorRetour à la référence de la note de bas de page9, qui permet de comparer le taux de rétention habituel à l’échelle du gouvernement. Depuis la création du programme, 30 % des stagiaires de la région de l’Est et 20 % de celle de l’Ouest (qui comprend Winnipeg) ont démissionné, ce qui comprend ceux qui ont accepté un autre poste au sein de la Commission canadienne des grains. Depuis le lancement du programme, seulement 4 % des candidats l’ont quitté parce qu’ils ont échoué aux examens d’élimination.
Conclusion : Les stagiaires quittent le programme principalement après avoir démissionné. Les informateurs clés ont indiqué que ce phénomène était surtout dû à des facteurs externes au programme. Les principaux facteurs en cause sont la nature du travail, le processus d’embauche et la rémunération, plutôt que le programme lui-même. Les informateurs clés estimaient que les processus de recrutement pourraient mieux informer les candidats sur les réalités du travail et de l’environnement de travail.
Recommandation a : Mettre à jour les activités de diffusion liées au recrutement de participants au PPIG (externes au programme) afin d’y inclure une description plus réaliste du travail et de l’environnement de travail. Examiner de nouvelles façons d’attirer et d’engager les candidats éventuels les plus aptes. Continuer de valoriser les expériences antérieures, comme celle en lien avec l’industrie et l’agriculture. Améliorer l’information relative au programme se trouvant sur le site Web de la Commission canadienne des grains. On tente actuellement de recruter des candidats de manière ciblée et de faire connaître le programme en ligne et par l’entremise des médias sociaux.
Recommandation b : Analyser les données sur la rétention des stagiaires du PPIG afin de mieux comprendre à quelle étape les candidats quittent le programme. Étudier et approfondir la question de la perte de candidats du PPIG, notamment le lien possible déjà mis en évidence entre celle-ci et la rémunération.
4.3.2 Les diplômés possèdent des compétences techniques et comportementales suffisantes
Le programme porte sur les compétences techniques et comportementales. Les compétences techniques sont développées grâce à une série de modules d’apprentissage et à un mentorat aux installations portuaires. Les compétences comportementales sont développées principalement grâce au mentorat. On a demandé à tous les groupes d’informateurs de relever les lacunes du programme et les compétences auxquelles on doit accorder plus d’attention. Près de 60 % des répondants estimaient qu’on devait accorder davantage d’attention à certaines compétences. Voici ce qui ressort des réponses du sondage auprès des stagiaires et des entrevues avec les informateurs clés :
Conclusion : Les stagiaires répondants ont estimé qu’il fallait consacrer plus de temps et d’attention aux tâches propres au milieu portuaire et à l’expédition. De plus, la plupart des groupes d’inspecteurs et de spécialistes et de superviseurs des opérations ont cerné deux domaines à améliorer :
- Ajouter des modules de formation officielle et une évaluation des tâches propres au milieu portuaire, au chargement des navires et à l’expédition, y compris l’administration et la paperasse, les formulaires, l’application OSCAR (beaucoup de ces éléments peuvent varier d’un silo terminal à l’autre).
- Structurer davantage et accroître l’intensité du programme afin de profiter des temps morts aux installations portuaires et de raccourcir le programme. Le personnel d’inspection a constaté que les stagiaires manquaient de plus en plus d’initiative en matière d’autoapprentissage.
Recommandation a : Ajouter des modules structurés et une évaluation officielle des tâches propres au milieu portuaire, comme des exemples de tâches liées au chargement des navires, à l’expédition et à l’exportation (y compris les tolérances d’exportation en plus des tolérances à l’arrivage), à l’administration, à la paperasse, aux formulaires et à l’utilisation de l’application OSCAR, qui peuvent varier d’un silo terminal à l’autre.
Conclusion : Une fois que les stagiaires ont terminé le programme, ils passent souvent à un rôle de leader ou de mentor dans le travail opérationnel et commencent à encadrer des stagiaires. Bien qu’ils dirigent/encadrent d’autres personnes, certains d’entre eux ne reçoivent pas toujours une formation officielle de supervision. Les intervenants internes travaillant directement avec les stagiaires ont déterminé qu’il fallait accorder plus d’attention aux compétences comportementales et ajouter une formation sur les compétences relatives au leadership, à la supervision et au savoir-être.
Recommandation b : Ajouter des modules de formation dans les domaines du mentorat, de la communication et de la rétroaction afin d’améliorer le soutien à la transition des diplômés du PPIG vers des rôles de mentorat et de leadership. S’assurer que les diplômés du PPIG qui ont un rôle de supervision reçoivent une formation officielle en matière de supervision.
4.3.3 Niveau élevé de satisfaction des intervenants à l’égard du Programme de perfectionnement des inspecteurs des grains
Dans l’ensemble, les intervenants internes interrogés ont indiqué être très satisfaits du rendement des nouveaux diplômés du programme aux installations portuaires. Lorsqu’on leur a demandé leur niveau de satisfaction à l’égard des nouveaux diplômés sur une échelle d’un à cinq, les intervenants internes ont généralement répondu 4 ou plus. Lorsqu’on leur a demandé s’ils considéraient que les nouveaux diplômés du programme avaient reçu suffisamment de formation pour effectuer des inspections de manière autonome sur le terrain, ils ont indiqué être très satisfaits dans l’ensemble, comme le montre la figure 2.
Figure 2 : Niveau de satisfaction à l’égard du rendement des diplômés du Programme de perfectionnement des inspecteurs des grains
Figure 2
| Niveau de satisfaction à l’égard du rendement des diplômés du Programme de perfectionnement des inspecteurs des grains | Ouest/Siège | Est |
|---|---|---|
| Effectuer des inspections de manière indépendante sur le terrain ou aux installations portuaires dans le cadre de la prestation de services | 3,6 | 4,3 |
| Répondre aux besoins du programme d'inspection de la CCG | 4,1 | 4,4 |
| Fournir un haut niveau de satisfaction au programme d'inspection de la CCG | 3,9 | 4,2 |
| Répondre aux besoins des intervenants externes | 4,0 | 4,0 |
| Fournir un haut niveau de satisfaction aux intervenants externes | 4,0 | 4,0 |
Source : Entrevues avec les informateurs clés réalisées auprès d’intervenants internes, 2023.
Lorsqu’interrogés, les intervenants externes ne connaissaient pas suffisamment le programme pour distinguer les stagiaires ou avoir une idée de leur rendement aux installations portuaires.
4.4 Efficacité et améliorations
4.4.1 Point de vue des stagiaires
Dans l’ensemble, les stagiaires ont dit être plus satisfaits de leur environnement de formation dans la région de l’Ouest que dans celle de l’Est.
Figure 3 : Point de vue des stagiaires sur l’environnement de formation
Figure 3
| Point de vue des stagiaires sur l’environnement de formation | Ouest/Siège | Est |
|---|---|---|
| Les personnes avec lesquelles vous travaillez au quotidien vous encadrent suffisamment | 4,1 | 4,4 |
| Vous recevez une formation suffisante sur les aspects de votre travail liés à l'expédition | 3,5 | 3,6 |
| Vous bénéficiez d'une variété et d'une exposition suffisantes à différents types de grains et d'opérations au silo terminal | 4,0 | 2,6 |
| Vous êtes bien préparé pour les examens | 4,3 | 3,4 |
Source : Sondage réalisé auprès des stagiaires du PPIG, 2023.
Voici des points pour lesquels on a suggéré des améliorations :
- exposition insuffisante à une vaste gamme de grains et d’opérations aux silos terminaux de la région de l’Est;
- préparation en vue des examens dans la région de l’Est;
- formation sur les éléments liés à l’expédition dans la région de l’Ouest.
Les stagiaires ont également souligné être très satisfaits de la qualité de la rétroaction, de l’encadrement et de l’enseignement reçus des encadreurs et des superviseurs aux installations portuaires. Encore une fois, les niveaux de satisfaction étaient plus élevés dans la région de l’Ouest que dans celle de l’Est.
Figure 4 : Niveau de satisfaction des stagiaires quant à la qualité de la rétroaction
Figure 4
| Niveau de satisfaction des stagiaires quant à la qualité de la rétroaction | Ouest/Siège | Est |
|---|---|---|
| Formateurs | 4,8 | 4,3 |
| Superviseurs | 3,9 | 3,8 |
| Inspecteurs des grains | 4,0 | 4,0 |
Source : Sondage réalisé auprès des stagiaires du PPIG, 2023.
Figure 5 : Niveau de satisfaction des stagiaires quant à la qualité de l’enseignement et de l’encadrement
Figure 5
| Niveau de satisfaction des stagiaires quant à la qualité de l’enseignement et de l’encadrement | Ouest/Siège | Est |
|---|---|---|
| Formateurs | 4,8 | 3,4 |
| Superviseurs | 4,5 | 3,6 |
| Inspecteurs des grains | 4,5 | 3,4 |
Source : Sondage réalisé auprès des stagiaires du PPIG, 2023.
Les formateurs sont sélectionnés dans le cadre d’un concours et sont formés grâce à de l’encadrement, à de la formation en milieu de travail et à l’autoapprentissage. Chaque module enseigné par les formateurs comprend les lignes directrices et les directives du formateur, que les formateurs suivent pour garantir que la formation est exhaustive et cohérente. Les formateurs ont souligné être très satisfaits du soutien qu’ils reçoivent de la part du gestionnaire du programme et d’autres collègues. Ils ont également mentionné que les occasions d’autoapprentissage sont un élément important de leur perfectionnement. Les groupes d’informateurs clés et les stagiaires ont indiqué être très satisfaits des formateurs et du programme dans l’ensemble.
Les informateurs clés ont aussi souligné l’avantage possible de l’ajout d’une « formation des formateurs » et d’une formation de mise à jour continue pour tous les formateurs afin d’améliorer la qualité de la formation et de soutenir les formateurs et leur perfectionnement continu.
Plus de la moitié des formateurs interrogés (57 %) estimaient qu’il y avait suffisamment de formateurs dans les deux langues officielles. Parmi les personnes interrogées par l’évaluateur, seulement 17 % du personnel d’inspection travaillant étroitement avec les stagiaires du PPIG en milieu portuaire ont estimé qu’il y avait suffisamment de formateurs dans les deux langues officielles.
Conclusion : Dans l’ensemble, les stagiaires se sentent soutenus par leurs formateurs et sont satisfaits de l’encadrement reçu aux installations portuaires. On pourrait améliorer le programme en augmentant le nombre de formateurs en général ainsi que dans les deux langues officielles. Il y a peu d’obstacles à la formation officielle offerte aux formateurs du programme.
Recommandation a : Continuer d’embaucher davantage de formateurs dans les deux langues officielles (en cours).
Recommandation b : Ajouter une formation officielle pour les formateurs dans les domaines de la formation et de l’apprentissage. Au besoin, ajouter des modules de formation personnalisés pour une mise à jour continue.
4.4.2 Grille de compétences
Les formateurs se sont montrés clairs et compétents sur les points suivants :
- les documents utilisés pour décrire les compétences;
- les modules utilisés pour chacune des compétences;
- les critères utilisés pour évaluer les compétences;
- les outils et les instruments d’évaluation utilisés pour les examens d’élimination, les évaluations de progrès et les examens pratiques.
Toutefois, ce ne sont pas tous les groupes d’informateurs clés (qui sont responsables, d’une façon ou d’une autre, du leadership, de l’encadrement, de la formation ou de l’évaluation des stagiaires) qui ont donné des réponses cohérentes dans ce domaine. Le programme n’a pas de grille de compétences, ou de document principal précisant ce qui est attendu et la manière de satisfaire aux critères de promotion.
Conclusion : La documentation n’est pas suffisamment cohérente et précise. Tous les éléments sont là, mais on peut les utiliser différemment d’un endroit à l’autre. Il pourrait être avantageux d’élaborer une grille de compétences pour le programme pour plus de précision et de cohérence.
Recommandation : Restructurer les documents du programme pour en faire une grille de compétences, en comblant les lacunes au besoin. Ce document devrait décrire les compétences requises, les critères d’évaluation d’compétences et les outils d’évaluation utilisés pour chacune d’elles. La grille de compétences devrait fournir plus de précision aux parties afin d’assurer la cohérence quant aux compétences et aux aptitudes nécessaires pour progresser dans le programme. Elle devrait contenir les modifications recommandées dans le cadre de l’évaluation du programme.
4.4.3 Gouvernance
Le 10 décembre 2013, la Commission a approuvé le cadre du Programme de perfectionnement des inspecteurs des grains et la feuille de route qui l’accompagne. Selon ces documents, le programme doit être évalué périodiquementRetour à la référence de la note de bas de page10 pour s’assurer que les pratiques actuelles sont cohérentes avec ces documents d’orientation. Au cours de l’évaluation, l’évaluateur a découvert que certaines pratiques avaient évolué depuis la création du PPIG.
Bien que le taux d’échec aux examens d’élimination ne soit que de 4 % depuis la création du programme, cela a eu un effet considérable sur le moral. Voici des mesures qui pourraient atténuer cet effet :
- offrir un examen préparatoire ou un examen formatif pour s’assurer que les stagiaires sont prêts à faire l’examen d’élimination;
- étudier des options autres que le renvoi immédiat en cas d’échec à l’examen d’élimination, comme permettre au stagiaire de travailler jusqu’à un an comme PI-01 avant de réintégrer le programme ou de repasser l’examen.
Il pourrait aussi être nécessaire de procéder à une évaluation plus officielle des compétences propres au chargement des navires et au milieu portuaire. Il pourrait s’avérer nécessaire de mieux définir les rôles et les responsabilités quant à l’avancement en fonction des compétencesRetour à la référence de la note de bas de page11.
Conclusion : L’évaluation a permis de découvrir des éléments justifiant un examen approfondi des modalités du cadre et de la feuille de route du Programme de perfectionnement des inspecteurs des grains. Il est possible que certaines pratiques du programme aient évolué, et que les technologies émergentes aient créé de nouvelles possibilités. Les recommandations faites dans le cadre de l’évaluation pourraient entraîner la révision et la mise à jour des documents de gouvernance.
Recommandation : Réviser et mettre à jour les documents de gouvernance en accordant une attention particulière à ces domaines supplémentaires qui n’ont pas encore été couverts par les plans d’action de la direction précédents :
- intégration de technologies nouvelles et émergentes;
- période de probation et taux de cessation du programme et de promotion;
- processus de promotion, rôles et responsabilités.
Ces documents doivent être rattachés et faire référence à la grille de compétences.
4.4.4 Mécanisme officiel de rétroaction du programme
Il ressort systématiquement des entrevues avec les informateurs clés et des réponses des stagiaires sondés que le programme n’a pas de mécanisme officiel d’évaluation ou de rétroaction permettant de recueillir régulièrement (annuellement ou trimestriellement) de l’information sur son fonctionnement. Dans l’ensemble, le niveau de satisfaction à l’égard des formateurs et du gestionnaire du programme était élevé. Les intervenants internes interrogés ont souligné à plusieurs reprises que le gestionnaire du programme et les formateurs étaient faciles d’approche et ouverts aux commentaires. Cependant, tout le monde n’est pas à l’aise de s’exprimer en l’absence d’un mécanisme de rétroaction officiel et confidentiel. Les stagiaires qui ont répondu au sondage ont mentionné que le programme n’avait pas de mécanisme officiel de rétroaction, mais que les superviseurs aux installations portuaires recueillaient les commentaires de manière informelle et occasionnelle.
Conclusion : Dans le cadre du programme, on ne recueille pas régulièrement les commentaires des stagiaires et des intervenants internes en vue de continuer à améliorer le programme.
Recommandation : Mettre en place un mécanisme officiel de rétroaction pour recueillir les commentaires des stagiaires et des inspecteurs en vue de continuer à améliorer le programme. Un mécanisme confidentiel de rétroaction veillerait à ce que tout le monde ait la possibilité de soumettre des commentaires.
4.4.5 Matériel et ressources de formation et d’évaluation
L’évaluateur a trouvé que, même si le programme fonctionne efficacement, il est possible d’améliorer la qualité et la disponibilité du matériel et des ressources de formation.
Dans l’ensemble, les stagiaires étaient plus satisfaits de leur matériel de formation dans la région de l’Ouest que dans celle de l’Est.
Figure 6 : Niveau de satisfaction quant au matériel de formation
Figure 6
| Niveau de satisfaction quant au matériel de formation | Ouest/Siège | Est |
|---|---|---|
| Stagiaires | 4,4 | 2,8 |
| Inspection des grains (PI-03 et PI-04) | 4,1 | 3,4 |
Source : Entrevues avec les informateurs clés, 2023.
La plupart des répondants estimaient que le matériel de formation avait été considérablement amélioré au fil du temps et ont dégagé ce qui pourrait être amélioré.
Les formateurs ont toujours pensé que la formation offerte était adaptée au travail effectué aux installations portuaires. La majorité des intervenants internes interrogés, quant à eux, estimaient que si la formation était bien dispensée et efficace quant à la classification, il serait avantageux, dans le cadre du programme, d’accorder plus d’attention aux tâches propres au milieu portuaire, au chargement des navires et à l’expédition, y compris l’administration et la paperasse, les formulaires, l’application OSCAR, la résolution de conflit et les communications avec les parties internes et externes. On pourrait, par exemple, ajouter dans le matériel de formation des exemples en lien avec le dépannage des navires. Les informateurs clés ont noté que ces compétences sont enseignées dans le cadre du mentorat, mais qu’elles ne sont pas officiellement évaluées. Les régions étaient relativement du même avis sur ce point, même si cette opinion était plus présente dans la région de l’Ouest.
De plus, les répondants estimaient que chaque silo terminal devrait disposer de son propre assortiment de trousses d’échantillons pour la formation, et ce, pour tous les grains. Ces répondants trouvaient problématique de partager et d’expédier les trousses de formation. Une partie du matériel d’autoformation mis à la disposition des stagiaires pourrait être actualisée à l’aide de nouvelles technologies de formation afin de promouvoir la formation en ligne, l’autoformation et l’autoapprentissage.
Conclusion : L’évaluation du programme a permis de dégager d’autres occasions de mettre à jour et de moderniser le matériel de formation, tout en reconnaissant les progrès importants réalisés récemment et le niveau élevé de satisfaction à l’égard du matériel de formation.
Recommandation : Continuer de moderniser le matériel de formation (y compris le matériel d’autoformation) et d’explorer l’utilisation de nouvelles technologies de formation. Actualiser les échantillons de cultures et fournir un ensemble complet de trousses de formation à chaque emplacement doté d’un personnel permanent.
4.4.6 Base de données du programme
Le programme ne permet pas de mesurer et de suivre avec précision les indicateurs clés grâce à une base de données centralisée. On ne sait pas si le suivi relève du programme ou s’il est assuré par une autre instance. Par conséquent, il est difficile et long pour l’évaluateur et le gestionnaire du programme d’obtenir des renseignements de base sur les participants, le budget et l’état des activités du programme. Cette situation peut diminuer la capacité à évaluer avec précision les avantages du programme et à prendre des décisions importantes à son sujet.
Conclusion : L’évaluateur a constaté que les données du programme n’étaient pas facilement accessibles.
Recommandation : Accorder un soutien administratif supplémentaire pour concevoir et entretenir une base de données exhaustive du programme afin de renforcer la surveillance du programme et la prise de décision. Le système doit fournir des renseignements à jour et facilement accessibles sur les étudiants, notamment en ce qui concerne la rétention et la perte de stagiaires. Compte tenu des autres recommandations, notamment la modernisation et l’organisation du programme, il pourrait être avantageux d’envisager l’utilisation d’un système de gestion de l’apprentissage.
5.0 Conclusion
De nombreux éléments probants montrent la nécessité de conserver le Programme de perfectionnement des inspecteurs des grains afin de former des inspecteurs des grains pleinement qualifiés et de soutenir les services d’inspection de la Commission canadienne des grains. Rien ne prouve que ce programme en chevauche un autre qui est comparable et qui offre le même niveau de formation. Il a été démontré que les intervenants externes utilisent d’une manière ou d’une autre les ressources de la Commission canadienne des grains pour leur propre formation en matière d’inspection. Le programme est en harmonie avec les priorités, les rôles et les responsabilités du gouvernement.
Dans l’ensemble, les données montrent que le programme est bien exploité et qu’il atteint les résultats escomptés, mais qu’il peine à former suffisamment d’inspecteurs pleinement qualifiés dans certaines régions pour répondre aux demandes, actuelles et à venir, de prestation de services de la CCG. Il pourrait y avoir des pénuries de personnel dans certaines régions durant les hautes saisons d’expédition du grain. On a formulé des recommandations pour remédier à ce problème.
L’évaluation fournit également plusieurs recommandations pour améliorer et renforcer le programme, notamment pour les domaines d’intérêt identifiés par le responsable des processus opérationnels.
6.0 Remerciements
La dirigeante principale de l’audit et de l’évaluation souhaite remercier le groupe de travail chargé de l’évaluation, l’équipe d’évaluation et toutes les personnes qui ont contribué à l’évaluation en fournissant leurs idées et leurs commentaires.
Annexe 1 : Conclusions, recommandations et plans d’action de la direction
Le tableau ci-dessous résume les conclusions et les recommandations de l’évaluation du programme qui requièrent des plans d’action de la direction.
Le directeur des Services à l’industrie est responsable de la mise en œuvre des plans d’action de la direction, à l’exception des cas expressément mentionnés. La direction accepte toutes les recommandations.
| Pertinence (2) | Observations et conclusions | Répercussions possibles | Recommandations | Plans d’action de la direction |
|---|---|---|---|---|
| 4.1.1 Nécessité de conserver le programme | Le programme doit continuer de soutenir la prestation des services de la CCG et les intervenants externes. L’évaluateur n’a pas été en mesure de trouver d’autres programmes qui offrent un niveau de formation semblable. | Amélioration continue du programme. | Continuer d’améliorer le programme en suivant les recommandations présentées qui visent à l’améliorer ou à le renforcer. | La direction accepte la recommandation. |
| 4.2 Harmonisation avec les priorités, rôles et responsabilités du gouvernement | Le programme est en harmonie avec les priorités, les rôles et les responsabilités du gouvernement. | Amélioration continue du programme. | Continuer d’améliorer le programme en suivant les recommandations présentées qui visent à l’améliorer ou à le renforcer. | La direction accepte la recommandation. |
| Rendement (5) | Observations et conclusions | Répercussions possibles | Recommandations | Plans d’action de la direction |
| 4.3.1.1 Durée du programme | Dans l’ensemble, les personnes sondées et interrogées estimaient que le programme pouvait être raccourci dans le but éventuel d’accroître le nombre de diplômés de manière à contribuer à l’inspection des grains sans compromettre la qualité de la formation. | Répercussions sur la prestation de services. | Envisager l’idée de raccourcir le programme en fonction des possibilités fondées sur des données probantes qui sont présentées. |
La direction accepte la recommandation d’envisager l’idée de raccourcir le programme en fonction des possibilités fondées sur des données probantes. L’échéance fixée pour l’approbation du plan de mise en œuvre est le 31 juillet 2025. La mise en œuvre doit être achevée d’ici le 28 février 2026. |
| 4.3.1.2a Rétention des stagiaires | Les stagiaires quittent le programme principalement après avoir démissionné. Les informateurs clés ont indiqué que ce phénomène était surtout dû à des facteurs externes au programme. Les principaux facteurs en cause sont la nature du travail, le processus d’embauche et la rémunération, plutôt que le programme lui-même. Les informateurs clés estimaient que les processus de recrutement pourraient mieux informer les candidats sur les réalités du travail et de l’environnement de travail. | Répercussions sur la prestation de services. | Mettre à jour les activités de diffusion liées au recrutement de participants au PPIG (externes au programme) afin d’y inclure une description plus réaliste du travail et de l’environnement de travail. Examiner de nouvelles façons d’attirer et d’engager les candidats éventuels les plus aptes. Continuer de valoriser les expériences antérieures, comme celle en lien avec l’industrie et l’agriculture. Améliorer l’information relative au PPIG se trouvant sur le site Web de la Commission canadienne des grains. On tente actuellement de recruter des candidats de manière ciblée et de faire connaître le programme en ligne et par l’entremise des médias sociaux. | La direction accepte la recommandation. La direction des SI fera appel à l’expertise des RH pour diriger l’initiative visant à apporter des améliorations en ce qui concerne le recrutement et la diffusion liés au PPIG en se concentrant sur les domaines mis en évidence dans la recommandation. Le travail doit être achevé d’ici le 31 mars 2025. Le directeur des SI est responsable de l’achèvement de ce plan d’action de la direction, et la directrice exécutive des RH doit fournir des conseils, un expert en la matière et des ressources. |
| 4.3.1.2b Rétention des stagiaires | Répercussions sur la prestation de services. | Analyser les données sur la rétention des stagiaires du PPIG afin de mieux comprendre à quelle étape les candidats quittent le programme. Étudier et approfondir la question de la perte de candidats du PPIG, notamment le lien possible déjà mis en évidence entre celle-ci et la rémunération. | La direction accepte la recommandation et continuera de surveiller, d’analyser et de suivre le lien possible déjà mis en évidence la perte de candidats du PPIG et la rémunération afin de soutenir et d’étayer une discussion constructive avec le syndicat au cours des négociations contractuelles. La date d’achèvement est fixée au 30 juin 2025. Le directeur des SI est responsable de l’achèvement de ce plan d’action de la direction, et la directrice exécutive des RH doit fournir des conseils sur la rémunération, un expert en la matière et des ressources. |
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| 4.3.2a Compétences techniques suffisantes |
Les stagiaires répondants ont estimé qu’il fallait consacrer plus de temps et d’attention aux tâches propres au milieu portuaire et à l’expédition. De plus, la plupart des groupes d’inspecteurs et de spécialistes et de superviseurs des opérations ont cerné deux domaines à améliorer : 1. Ajouter des modules de formation officielle et une évaluation des tâches propres au milieu portuaire, au chargement des navires et à l’expédition, y compris l’administration et la paperasse, les formulaires, l’application OSCAR (beaucoup de ces éléments peuvent varier d’un silo terminal à l’autre). |
Risque de diminuer la qualité des services offerts dans le futur. | Ajouter des modules structurés et une évaluation officielle des tâches propres au milieu portuaire, comme des exemples de tâches liées au chargement des navires, à l’expédition et à l’exportation (y compris les tolérances d’exportation en plus des tolérances à l’arrivage), à l’administration, à la paperasse, aux formulaires et à l’utilisation de l’application OSCAR, qui peuvent varier d’un silo terminal à l’autre. | La direction accepte la recommandation. Une stratégie globale de mise en œuvre doit être achevée d’ici le 30 juin 2025, afin de faciliter la mise en œuvre du point 4.3.1.1 d’ici le 28 février 2026. |
| 4.3.2 b Compétences comportementales suffisantes |
Une fois que les stagiaires ont terminé le programme, ils passent souvent à un rôle de leader ou de mentor dans le travail opérationnel et commencent à encadrer des stagiaires. Bien qu’ils dirigent/encadrent d’autres personnes, certains d’entre eux ne reçoivent pas toujours une formation officielle de supervision. Les intervenants internes travaillant directement avec les stagiaires ont déterminé qu’il fallait accorder plus d’attention aux compétences comportementales et ajouter une formation pour les compétences relatives au leadership, à la supervision et au savoir-être. |
Risque de diminuer la qualité des services offerts dans le futur. |
Ajouter des modules de formation dans les domaines du mentorat, de la communication et de la rétroaction afin d’améliorer le soutien à la transition des diplômés du PPIG vers des rôles de mentorat et de leadership. S’assurer que les diplômés du PPIG qui ont un rôle de supervision reçoivent une formation officielle en matière de supervision. |
La direction accepte la recommandation. Des modules de formation supplémentaires seront ajoutés dans les domaines indiqués. Les SI collaboreront avec les RH. La date d’achèvement est fixée au 28 février 2026, en même temps que le point 4.3.1.1. |
| Efficacité et amélioration du programme (7) | Observations et conclusions | Répercussions possibles | Recommandations | Plans d’action de la direction |
| 4.4.1a Point de vue des stagiaires | Dans l’ensemble, les stagiaires se sentent soutenus par leurs formateurs et sont satisfaits de l’encadrement reçu aux installations portuaires. Le programme pourrait être amélioré en augmentant le nombre de formateurs en général et dans les deux langues officielles. Il y a peu d’obstacles à la formation officielle offerte aux formateurs du programme. | Niveaux de satisfaction des stagiaires. | Continuer d’embaucher davantage de formateurs dans les deux langues officielles (en cours). | La direction accepte la recommandation et continuera à surveiller le nombre de formateurs nécessaires dans les deux langues officielles sur une base continue et à surveiller les répercussions de toute modification éventuelle du PPIG sur le nombre de formateurs nécessaires dans les deux langues officielles. Cette mesure sera mise en œuvre le 31 août 2026 (dans le but de respecter la date de mise en œuvre du point 4.3.1.1, fixée au 28 février 2026) et fera partie de notre plan annuel des ressources humaines, en lien avec la viabilité de notre programme d’inspection. |
| 4.4.1b Point de vue des stagiaires | Répercussions sur le perfectionnement professionnel des formateurs et sur la qualité de la formation. | Ajouter une formation officielle pour les formateurs dans les domaines de la formation et de l’apprentissage. Au besoin, ajouter des modules de formation personnalisés pour une mise à jour continue. |
La direction accepte la recommandation. Les RH et les SI ajouteront des possibilités de perfectionnement pour les formateurs. On tentera de trouver dans le système d’apprentissage du gouvernement du Canada (EFPC) et, éventuellement, auprès d’autres ministères et sources d’apprentissage, une « formation des formateurs » adéquate pour les formateurs des SI actuels et nouveaux. La date limite de mise en œuvre est fixée au 28 février 2026. Le directeur des SI est responsable de ce plan d’action de la direction avec des ressources de soutien de la directrice exécutive des RH. |
|
| 4.4.2 Grille de compétences | La documentation n’est pas suffisamment cohérente et précise. Tous les éléments sont là, mais on peut les utiliser différemment d’un endroit à l’autre. Il pourrait être avantageux d’élaborer une grille de compétences pour le programme pour plus de précision et de cohérence. | Risque accru pour l’organisation/respect des pratiques exemplaires. | Restructurer les documents du programme pour en faire une grille de compétences, en comblant les lacunes au besoin. Ce document devrait décrire les compétences requises, les critères d’évaluation des compétences et les outils d’évaluation utilisés pour chacune d’elles. La grille de compétence devrait fournir plus de précision aux parties afin d’assurer la cohérence quant aux compétences et aux aptitudes nécessaires pour progresser dans le programme. Elle devrait contenir les modifications recommandées dans le cadre de l’évaluation du programme. |
La direction accepte la recommandation. Une grille de compétences exhaustive sera élaborée conformément à la recommandation. La date d’achèvement est fixée au 28 février 2026 (pour concorder avec l’achèvement du point 4.3.2b). Le directeur des SI est responsable de ce plan d’action de la direction avec des ressources de soutien de la directrice exécutive des RH et des Communications (directeur exécutif, Innovation et stratégie). |
| 4.4.3 Gouvernance | L’évaluation a permis de découvrir des éléments justifiant un examen approfondi des modalités du cadre et de la feuille de route du Programme de perfectionnement des inspecteurs des grains. Il est possible que certaines pratiques du programme aient évolué, et que les technologies émergentes aient créé de nouvelles possibilités. Les recommandations faites dans le cadre de l’évaluation pourraient entraîner la révision et la mise à jour des documents de gouvernance. | Risque accru pour l’organisation/respect des pratiques exemplaires. |
Réviser et mettre à jour les documents de gouvernance en accordant une attention particulière à ces domaines supplémentaires qui n’ont pas encore été couverts par les plans d’action de la direction précédents :
Ces documents doivent être rattachés et faire référence à la grille de compétences. |
La direction accepte la recommandation et accepte de réviser et de mettre à jour les documents de gouvernance du programme dans le cadre des mises à jour du programme prévues dans les plans d’action de la direction susmentionnés et dans les domaines supplémentaires mentionnés dans la recommandation. On collaborera avec les RH pour assurer l’application adéquate des processus de relations de travail. La mise à jour des documents de gouvernance du programme doit être achevée d’ici le 28 février 2026. Le directeur des SI est responsable avec le soutien de la directrice exécutive des RH et du directeur exécutif, Innovation et stratégie). |
| 4.4.4 Rétroaction du programme | Dans le cadre du programme, on ne recueille pas régulièrement les commentaires des stagiaires et des intervenants internes en vue de continuer à améliorer le programme. | Risque accru pour l’organisation/respect des pratiques exemplaires. | Mettre en place un mécanisme officiel de rétroaction pour recueillir les commentaires des stagiaires et des inspecteurs en vue de continuer à améliorer le programme. Un mécanisme confidentiel de rétroaction veillerait à ce que tout le monde ait la possibilité de soumettre des commentaires. | La direction accepte la recommandation et accepte d’élaborer un processus annuel de collecte des commentaires des stagiaires et des intervenants internes aux fins de l’amélioration continue du programme. Le processus doit être mis en œuvre d’ici le 31 juillet 2026, de façon à ce que les de façon à ce que les modifications apportées au programme aient été en place pendant un an (achèvement du point 4.3.1.1. le 31 juillet 2025). |
| 4.4.5 Matériel et ressources de formation et d’évaluation | L’évaluation du programme a permis de dégager d’autres occasions de mettre à jour et de moderniser le matériel de formation, tout en reconnaissant les progrès importants réalisés récemment et le niveau élevé de satisfaction à l’égard du matériel de formation. | Risque de retard par rapport aux tendances et aux techniques. | Continuer de moderniser le matériel de formation (y compris le matériel d’autoformation) et d’explorer l’utilisation de nouvelles technologies de formation. Actualiser les échantillons de cultures et fournir un ensemble complet de trousses de formation à chaque emplacement doté d’un personnel permanent. | La direction accepte la recommandation et continuera à moderniser le matériel et les technologies de formation. À réaliser dans le cadre du point 4.3.2.a (qui doit être achevé le 31 juillet 2025). Un ensemble complet de trousses de formation sera fourni à chaque emplacement doté d’un personnel permanent d’ici le 31 décembre 2024. |
| 4.4.6 Base de données du programme | L’évaluateur a constaté que les données du programme n’étaient pas facilement accessibles. | Diminue la capacité à évaluer avec précision les avantages du programme, à mesurer son efficacité et à prendre des décisions importantes à son sujet. | Accorder un soutien administratif supplémentaire pour concevoir et entretenir une base de données exhaustive du programme afin de renforcer la surveillance du programme et la prise de décision. Le système doit fournir des renseignements à jour et facilement accessibles sur les étudiants, notamment en ce qui concerne la rétention et la perte de stagiaires. Compte tenu des autres recommandations, notamment la modernisation et l’organisation du programme, il pourrait être avantageux d’envisager l’utilisation d’un système de gestion de l’apprentissage. |
La direction accepte la recommandation et accepte d’envisager des options de base de données telles qu’un système de gestion de l’apprentissage (SGA) ou d’autres bases de données intégrées pouvant être offertes dans le commerce. La mise en œuvre d’une base de données et/ou d’un SGA doit être achevée d’ici le 31 décembre 2026. Le directeur des SI est responsable de l’achèvement de ce plan d’action de la direction avec des ressources de soutien du directeur exécutif, Innovation et stratégie. |
Annexe 2 : Budget estimé du programme
| Année du programme | ETP | Coûts liés aux salaires | Déplacements | Matériel de formation | Total des coûts annuels |
|---|---|---|---|---|---|
| Exercice 2013-2014 $ | 11 $ | 639 557 $ | 5 700 $ | 300 $ | 645 557 $ |
| Exercice 2014-2015 $ | 27 $ | 741 880 $ | 7 920 $ | 1 200 $ | 751 000 $ |
| Exercice 2015-2016 $ | 35 $ | 807 773 $ | 19 500 $ | 1 500 $ | 828 773 $ |
| Exercice 2016-2017 $ | 48 $ | 902 742 $ | 16 200 $ | 2 150 $ | 921 092 $ |
| Exercice 2017-2018 $ | 46 $ | 863 366 $ | 24 900 $ | 2 550 $ | 890 816 $ |
| Exercice 2018-2019 $ | 47 $ | 937 223 $ | 34 950 $ | 2 350 $ | 974 523 $ |
| Exercice 2019-2020 $ | 52 $ | 882 762 $ | 24 300 $ | 2 600 $ | 909 662 $ |
| Exercice 2020-2021 $ | 46 $ | 843 760 $ | -$ | 2 200 $ | 845 960 $ |
| Exercice 2021-2022 $ | 48 $ | 1 025 202 $ | -$ | 2 500 $ | 1 027 702 $ |
| Total $ | 360 $ | 7 644 265 $ | 133 470 $ | 17 350 $ | 7 795 085 $ |
Source : Administration des Services à l’industrie en collaboration avec le gestionnaire du programme.
ETP : Stagiaires et formateurs.
Coûts liés aux salaires : Le budget du programme comprend 10 % des salaires des stagiaires (il ne tient pas compte du temps que les stagiaires consacrent à la prestation de services) et 100 % des salaires des formateurs du PPIG.
Coûts des déplacements : Ne tiennent compte que des déplacements effectués pour la formation.
Matériel de formation : Coûts engendré par l’expédition du matériel aux stagiaires et ceux des matériaux utilisés pour créer les trousses de formation.
Remarque : Le programme utilise les ressources d’encadrement et le soutien administratif du programme d’inspection, dont il n’a pas été tenu compte dans le budget présenté ci-dessus, mais qui font partie des exigences en matière de prestation de services. L’achat ponctuel de fournitures pour les stagiaires a également été calculé dans la prestation de services. Les coûts associés aux rares transferts n’ont pas été calculés dans le budget, car ils font partie de la prestation de services.
Annexe 3 : Méthode
Examen de l’information sur le programme
- Cadre et organigramme du Programme de perfectionnement des inspecteurs des grains
- Matériel de formation et d’évaluation
- Documents sur les compétences et mesures de rendement
- Information sur la dotation
- Discussions avec le gestionnaire du programme
Examen des documents
L’examen des documents comprend ce qui suit :
- Plan ministériel et Cadre ministériel des résultats
- Infographie de la planification stratégique pour l’exercice 2022-2023
- Documents de planification des ressources humaines
- Lettres de mandat de la Commission canadienne des grains pour la période visée (2018, 2022) qui sont accessibles au public
- Documents de consultation publique
- Aperçu démographique de la fonction publique du Canada, 2021, du Secrétariat du Conseil du Trésor
- Articles d’actualité
- Offres d’emploi
Données existantes
- Données sur les effectifs du programme
- Données démographiques de la Commission canadienne des grains
- Budget du programme
Entrevues avec les informateurs clés
Les entrevues avec les informateurs clés ont été menées auprès de groupes pertinents afin de recueillir un grand nombre de points de vue et d’opinions sur le programme. Les entrevues ont été réalisées en juillet et en août 2023.
- Formateurs, actuels et anciens (taux de réponse : 80 %)
- Intervenants internes
- Inspecteurs et inspecteurs des grains surveillants (taux de réponse : 56 %)
- Spécialistes et superviseurs des opérations (taux de réponse : 80 %)
- Remarque : Environ 45 % des entrevues avec les informateurs clés internes ont été menées avec des représentants syndicaux.
- Gestionnaires régionaux (tous les gestionnaires régionaux et les cadres supérieurs)
- Intervenants externes qui connaissent le programme (plus de 60 % de ceux invités), y compris des représentants de l’industrie (des compagnies céréalières et des fournisseurs de services d’inspection des grains tiers)
Les entrevues virtuelles avec les informateurs clés comportaient à la fois des questions ouvertes et des questions avec échelle d’évaluation. Les questions d’entrevue ont été élaborées afin de recueillir les points de vue des informateurs clés sur la pertinence et le rendement du programme.
Sondage réalisé auprès des stagiaires du PPIG
On a réalisé un sondage confidentiel par courriel auprès des stagiaires du PPIG entre le 21 juillet 2023 et le 9 août 2023. Le sondage a été créé afin de recueillir les points de vue et les opinions des stagiaires par rapport au programme. Le sondage a été envoyé à tous les stagiaires.
Sur les quelque 37 stagiaires du PPIG, 21 ont fourni des réponses complètes. Le taux de réponse de l’organisation est donc d’environ 57 %. La répartition des répondants est la suivante :
- 61,9 % sont des stagiaires qui occupent des postes de niveau PI-01 (n=13);
- 23,08 % sont des stagiaires qui occupent des postes de niveau PI-02 (n=5);
- 14,2 % sont des stagiaires qui ont laissé l’espace réservé au niveau vide ou ont coché « Je préfère ne pas répondre » (n=3).
Les réponses ont été recueillies, analysées et résumées à des fins de rapport.
Les réponses ont également été classées par catégorie démographique pour plus de contexte et de précision. Par souci de confidentialité, le nom des participants au sondage n’a pas été noté. Dans le cadre du sondage, on demandait aux répondants de fournir des données démographiques de base : le genre, la région, la ville où ils travaillent, s’ils faisaient partie de la population vulnérable et l’étape à laquelle ils étaient rendus dans le programme. L’analyse démographique est utile pour montrer les tendances qui se dégagent des réponses au sondage afin d’orienter les recommandations formulées dans le présent rapport.
Contraintes et limites
Les contraintes et limites méthodologiques suivantes ont été relevées au cours de l’évaluation. Les mesures prises pour atténuer leurs répercussions sont indiquées.
Contrainte : Les ressources et les coûts du programme n’ont pas fait l’objet d’un suivi approfondi dans une base de données centralisée.
Mesure d’atténuation : L’actuel gestionnaire de programme par intérim a fourni une estimation budgétaire globale pour la période visée.
Contrainte : Le Programme de perfectionnement des inspecteurs des grains et l’inspection des grains sont étroitement liés et il a été très difficile de séparer les deux pour ce qui est des ressources, du budget et des points de vue externes sur le programme.
Mesure d’atténuation : Nous avons fait des estimations et tenté de diviser les données sur le programme dans la mesure du possible.
Contrainte : En général, les intervenants externes ne connaissaient pas bien le programme, il s’est donc avéré compliqué de recueillir leur point de vue sur le programme à titre d’élément distinct de l’inspection des grains.
Mesure d’atténuation : Nous avons tenté de clarifier la différence entre le Programme de perfectionnement des inspecteurs des grains et les services d’inspection des grains lorsque nous avons recueilli les points de vue externes.
Contrainte : Risque de préjugés d’autosélection dans le sondage réalisé auprès des employés. Les caractéristiques démographiques contenues dans les réponses du sondage réalisé auprès des stagiaires pourraient ne pas refléter fidèlement la population du programme en raison d’un préjugé d’autosélection dans le sondage. On a effectué la comparaison suivante :
Comparaison démographique du sondage réalisé auprès des stagiaires avec la population du programme (région)
| Question | Stagiaire - Programme % | Stagiaire - Sondage % |
|---|---|---|
| Région de l’Ouest/Siège | 64 % | 71 % |
| Région de l’Est | 37 % | 30 % |
Comparaison démographique du sondage réalisé auprès des stagiaires avec la population du programme (genre)
| Question | Stagiaire - Programme % | Stagiaire - Sondage % |
|---|---|---|
| Homme | 76 % | 75 % |
| Femme | 24 % | 25 % |
Source: Données du programme et du sondage.
Remarque : La comparaison ne concerne que la région et le genre en raison des contraintes de données.
Mesure d’atténuation : Le tableau ci-dessus compare les données démographiques recueillies dans le cadre du sondage à la population du programme en vue de déterminer si les résultats au sondage reflètent fidèlement les points de vue et les opinions de l’ensemble de la population du programme. D’après cette comparaison, le sondage réalisé auprès des stagiaires reflète bien la population. Il convient de noter que la région de l’Ouest est légèrement surreprésentée dans les données du sondage, tandis que celle de l’Est est légèrement sous-représentée. On a tenu compte de ce point lors de l’interprétation des résultats du sondage.